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Sir Winfrith, vers 173, J. Payne

et « Or see the sun and shade at daggers drawn ».

1 a employé librement la répétition pour reproduire: de leffet. Voici un bel exemple tiré de Her Grave :

« I shall know you when you rise With your seraph-garments round you streaming streaming By your turn of head and by the beaming beaming Of your eyes »

et « Clover nothing everywhere but clover In the flush of May ».

pareil à celui qu'évoquent ies vers de Coleridge dans le Ancient Mariner.

« Water water everywhere Nor any drop to drink ».

Payne a employé ce procédé comme Keats, dans le sonnet, genre de poésie où il est déplacé et gâte la forme de versification la plus parfaite. Dans son sonnet d’ailleurs admirable à Leconte de Lisie, il a répété le mot céternal »trois fois dans le sizain :

« Leaving the eternal statue to its lone Eternal dream beneath the eternal skies ».

La répétition est néanmoins heureuse pour l'effet, et n'est qu’un autre exemple de la hardiesse avec laquelle il sauta par-dessus une des restrictions imposées et acceptées par les sonnettistes.

Il faut dire un mot de sa manière de traiter le sonnet. Il fit de ce genre un moyen lyrique, surtout dans ses derniers sonnets. Il aurait volontiers souscrit au jugement de Musset dans son {mpromplu en réponse à la question : « Qu’estce que la poésie? — « Eterniser peut-être un rêve d’un instant ». Shakespeare aussi a employé le sonnet comme forme lyrique. Le biographe de Payne a dit que « ses sonnets ont

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l'inspiration élevée de la poésie lyrique’ et dans ce sens, on peut dire qu’ils sont l'expression complète de son âme. Pour lui il n’est pas de sujets que la poésie ne puisse traiter. Ila traité des thèmes comme À fly on the pane, The undying worm, Drunk or Sober, à côté de sujets très hauts tels que Ideality, Consisltency, Dream and Vision, etc.

Tout en acceptant la loi des quatorze vers de rigueur, il se permit une mesure qui différait considérablement du décasyllabe normal, des vers de 6, 7, 8, 12, 14, 16 syllabes s’y rencontrent souvent. Il employait des vers de 12 syllabes avec des vers de 6, et il y avait quelques sonnets dans lesquels on trouvait des vers de 15, 16 et 17 syllabes. Il se permettait une grande liberté pour le nombre des syllabes. TT a écrit des sonnets d’après le modèle parfait de Pétraque, d’après ceux de Dante Milton et Shakespeare, et d’après 1e modèle contemporain, tout en y employant, dans le sizain, toutes variétés de rimes imaginables. Il a usé de la seule variété permise aux sonnettistes français, celle du couplet rimé au commencement du sizain. Il sépare parfois d’une manière distincte l’octave du sizain et produit ainsi le flux et le reflux dont la formule a été donnée dans le sonnet contemporain par Theodore Watts-Dunton?. Ses derniers sonnets sont,pour la plupart, miltoniens quoiqu'ils soient d’après les modèles de Shakespeare ou de Pétrarque, car ils sont généralement sans solution de continuité du commencement jusqu’à la fin. Beaucoup de ceux-ci, ont le mouvement de flux et de reflux déjà mentionné.

La forme du sonnet en réprimant les écarts de son ima- .gination et de sa fantaisie eut l’effet de simplifier son expression. En somme ses sonnets sont élevés et sonores et l’idée du sonnet s'achève sur un sommet imposant. Cela arrive souvent, surtout quand il écrit d’après le modèle shakespearien, qui se termine par un couplet rimé.

Ses sonnets réussissent fort bien à faire part au lecteur

2. A dream et Natura Benigna sont deux beaux exemples de ce type, par T. Watts-Dunton.

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