‹ JoiesChapitre 13 sur 21 · CES HEURES-LA · texte numérisé non relu

CES HEURES-LA

Ces heures-là nous furent bonnes.

Comme des sœurs apitoj^ées ; Heures douces et monotones, Pâles et de brumes noj^ées, Avec leurs pâles voiles de nonnes.

Ne valaient-ils donc pas nos rires, Ces sourires sans amertumes Vers le lourd passé dont nous fûmes ?

Ah ! chère, il est des heures pires Que ces heures aux voiles de brumes.

Elles passaient en souriant — Comme des nonnes vont priant De lueurs opalines baignées, Les douces heures résignées.

Va, nos âmes sont cncor sœurs Des heures de Tautomne grist^s, Dont la pénombre dans nos cœurs Estompait les vieilles méprises Et nous ne voj'ions plus nos pleurs.

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