‹ JoiesChapitre 18 sur 21 · C'ÉTAIT UN SOIR DE FÉERIES · texte numérisé non relu

C'ÉTAIT UN SOIR DE FÉERIES

C'était un soir de féeries, De vapeurs enrubannées, De mauve tendre aux prairies, En la plus belle de tes années.

Et tu disais — écho de mon àme profonde, —

Sous l'auréole qui te sacre blonde

Et dans le froissement rvthmic[ue de soies :

« Tout est triste de joies ;

Quel deuil emplit le monde ?

Tout s'attriste de joies. »

Et je t'ai répondu, ce soir de féeries

Et de vapeurs enrubannées :

« C'est qu'en le lourd arôme estival des prairies.

Seconde à seconde,

S'effeuille la plus belle de tes années ,

Un deuil d'amour est sur le monde

De toutes les heures sonnées. »

Page 1