‹ Joies grises. Préf. de Georges RodenbachChapitre 4 sur 62 · SONNETS · texte numérisé non relu

SONNETS

La tristesse des eaux dormantes d'automne Où tremble comme un rêve Taile d'un cygne : Ses yeux; le sang lourd de luxures des vignes Ses lèvres, plaie acre aux lièvres monotones;

Sa voix : l'aveu que le vent chuchote aux arbres Vers les fins d'ociobre frileuses; sa robe : Du bleu de clair de lune que je dérobe Dans les parcs aux seins impérieux des marbres.

.lUlE GRISE.

Son dme : hier désir, demain nostalgie, Papillon de neige d'e'toiles rougie, Lampe éternelle qui pâlit et flamboie. ~

Ma joie, amère vierge, chaste et cynique, Est grise d'anciens regrets : un peu la joie Des mères dont est morte la fille unique.

A BAU DELAI Ri:

Quand tes yeux lon^s où l'Ombre a laissé son empreinic Vibraient leur rire noir douloureux comme un^las; Quand, emplissant les moules que tu modelas, Jaillissait de ton front l'Inspiration sainte;

Dante railleur, quand tu descc-ndais dans rcnceinic Du Mal pour en cueillir les fleurs, mystique et las. l'ne lueur divine aux radieux c'clais Illuminait ta face où l'angoisse e'tait peinte.

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