‹ Joies grises. Préf. de Georges RodenbachChapitre 5 sur 62 · MERCREDI DES CENDRES · texte numérisé non relu

MERCREDI DES CENDRES

Tout est poussière, tout est triste : je le sais. Je sais qu'il faut vivre; et la vie est éphémère. Je sais qu'il faut aimer; et la Femme est amère Et l'Homme passe et se consume en vains essais.

Mais nous sommes les tils divins de la Chimère Nous avions l'âpre soif de l'immortalité Et nous avons trouve la source où but Homère : Les seins de marbre, les seins purs de la Beauté.

MF.llCRi:iU l*KS CENDRES.

Quand nous dépouillerons cette robe charnelle,

La Mort nous nimbera d'une gloire éternelle

Dans la pourpre et dans l'or des firmaments vermeils.

Et debout sur le pont des Cieux aux sombres arches Nous, les aimés des dieux, nous rhythnierons les marches Nuptiales des étoiles et des soleils.

Mercredi des Cendres, iHg?.

L'INDIFFERENTK

L'e;ui coule, le vent passe et murmure : qu'importe V. H.

Or Elle passe et dans sa marche. Klle foudroie Indifférente et les Titans et les cirons. Elle passe et sourit dédaigneuse aux aftVonts. Mais la pensée agonise et meurt sous nos fronts.

Une étreinte implacable nous courbe et nous broie

El le roval soleil s'irradie ei flamboie

Et coule, comme une lave d'enfer, sa joie

En nous : après avoir aime, nous qui souHVons.

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