C. H. Panneton réside actuellement à Montréal
J. H. Renaud
Né à St-Paul de Joliette, le 14 novembre 1854, J. H. Eenaud fait ses études au collège Joliette et au collège Masson à Terrebonne.
Le 15 mai 1877, il établit sa maison de commerce à Joliette.
Élu conseiller de ville, de 1888
à 1891, en 1893 la chambre de ^ commerce le nomma son premier J président.
Théophile Stanislas Provost,
Curé de St-Jean de Mat lia et fondateur, avec A. G--rvai«, du l'Ktoile du Nord.
T. S. Provost est né à Varennes, le 31 juillet 1835.
Après avoir fait ses études au collège de St-Hyacinthe, après avoir professé au même collège la physique, la chimie et l'astronomie, il termine ses études ecclésiastiques au Séminaire de Montréal et, le 18 décembre 1857, il est oi donné prêtre à Varennes, par Mgr Joseph Larocque.
Après quelques mois de vicariat, il fut, en 1858, nommé chapelain de la première prison de réforme établie dans la province de Québec, à l'Ifde aux Noix.
Nommé deux ans plus tard cuié de St- Alphonse, il commence à s'occuper de colonisation et consacre la plus grande partie de son temps à la fondation de la paroisse de St- Côme.
En 1862, accompagné de MM.
Brassard, il explore la vallée de Mantawa et fonde peu après cette importante colonie.
Successivement curé de Mascouche, de St- Philippe, du St- Esprit, tout en se consacrant à ses paroissiens, il poursuit son œuvre de colonisation.
Il explore de nouvelles régions, il ouvre des chemins dans les cantons qui en étaient privés, il fait des rapports et des lectures, il prononce des discours, il fait paraître diverses publications remarquées sur les
JOLIETÎE ILLUSTRÉ
territoires et les paroisses du Nord, en un mot il se livre à un travail acharné dans l'intérêt de l'œuvre entreprise.
Aujourd'hui, curé de St-Jean de Matha, grande et belle paroisse située au pied des montagnes, il continue de s'occuper de son œuvre de prédilection, tout en faisant construire des établissements religi3ux admirés de tous.
Colonisateur dans toute la force du terme, le E. P. Provost devait forcément s'occuper d'agriculture, aussi fonde-t-il, en 1889, une société d'agriculture, qui a déjà rendu les plus grands services.
Mais ce n'est pas tout ; le R. P.
Provost veut que St-Jean de Matha soit desservi par une. ligne de chemins de fer.
Esprit aux larges vues, il a conçu un projet qui sera l'œuvre capitale de son existence.
Œuvre capitale, en effet, car lorsque les Directeurs du Pacifique auront accédé aux désirs du R. P.
Provost, ils ne seront pas longs à se rendre compte des immenses avantages qu'il y aura pour cette puissante compagnie à étendre son réseau jusqu'à la vallée de Mantawa, où d'immenses forêts sont encore inexploitées.
Littérateur délicat, le R. P. Provost a toujours été l'un des plus dévoués collaborateurs de "L'Etoile du Nord" qu'il a îondée, en 1884, de concert avec M. A. Gervais.
Bienveillant, sympathique, le R.
P. Provost a su se faire aimer dans toutes les paroisses qu'il a desservies.
Jardin des^Plantes.
Certain samedi, un voyageur, attiré par ses affaires à Joliette, causait sur la place du marché avec un habitant.
Vous avez tout à Joliette, lui disait-il, vous avez l'électricité, une station du feu, vous avez une superbe église, de nombreuses maisons d'éducation, des sociétés de bienfaisance, vous avez
Oui, interrompait l'habitant de Joliette, nous ne sommes pas trop mal partagés.
Vous avez reprenait l'étranger, de nombreux établissements industriels, des maisons de commerce importantes.vous avez des journaux,
vous avez
Oui, oui, interrompait toujours notre habitant, avec une certaine
satisfaction, il ne manque rien à notre ville.
Cvoyez-vous, s'écrie tout- à-coup le voyageur, je gage que vous n'avez pas de jardin public ; si j'ai tort je paie la traite à vous et à vos amis.
Alors, payez-la tout de suite, riposte le citadin ; Si nous n'avons pas un jardin public, nous avons un jardin privé, où le public est volontiers admis, et qui est en réalité un véritable jardin des plantes.
Ainsi fut fait, et tous se rendirent ensuite à la résidence des Demoiselles Boisvert, sur la rue St-Charles Borromée.
Certes il y a mieux, ma;s peuton demander davantage à l'initiative piivée.
Ces Délies habitent un joli cottage, entouré d'un vaste jardin, et reçoivent leurs visiteurs avec la plus grande affabilité ; elles sont enchantées de leur faire visiter leur petit domaine.
Nous voyons tout d'abord leurs volières qui contiennent un grand nombre de serins, de chardonnerets, d'oiseaux du pays, de tourterelles.
L'oiseau des Canaries est si nombreux, que ces Delles.à elles seules, pourraient entretenir de serins la ville de Joliette.
Dans une autre volière se trouvent deux Chat-Huants, de l'espèce des Grands Ducs, superbes oiseaux de nuit, fort intéressants à étudier.
Ces deux grands Ducs ont été pris tout jeunes dans le clocher d'une église, près des montagnes ; on les nourrit avec de la viande et des souris, lorsque l'occasion s'en présente.
Tout presse trouve deux Mauves, ou mouette*, de la plus grande espèce.
Prises également toutes jeunes, il y a déjà quatre ans qu'elles vivent en captivité ; c'est dire ce qu'il a fallu de soins pour arriver à garder ces oiseaux, oiseaux de mer par excellence et que vous rencontrez non seulement le long des côtes, mais encore en plein océan.
Elles se nourrissent de viande et de poisson.
La véritable curiosité du jardin de la rue St- Charles Borromée est un siffleur et deux racounes, sorte de carnassier assez répandu dans l'Etat de Vermont.
Ces deux bêtes fauves, de la grosseur d'un chien de moyenne taille, au museau noir et pointu, à l'œil vert, au poil long strillé de blanc et de noir, sont fort jolies.
Il y a trois ans qu'elles ont été prises dans la grange d'un cultivateur, également près des montagnes.
Un de ces deux racounes pris au piège a une des pattes de devant coupée.
Quant au siffleur, animal plus connu dans notre contrée, il est très beau et complètement apprivoisé ; Il n'en est pas de même des deux racounes, restés à l'Etat sauvage, qui ne se décident que le soir à sortir de leur niche.
Fort dodu, le siffleur engraisse l'été pour être à même de supporter son sommeil d'hiver, qui dure de 4 à 5 mois.
L'année dernière on s'amusait à voir, réunis dans la même volière, le siffleur, deux rats blancs, un chat, une corneille, un écureuil et de nombreux oiseaux.
Tout ce petit monde, pourtant fort disparaté, vivait en parfaite intelligence.
Mais hélas, le dernier hiver leur a été fatal et chat, rats blancs, écureuil, corneille ont disparu.
Souhaitons qu'une âme compatissante comble les vides qui se sont produits dans la petite ménagerie des Délies Boisvert et engageons les habitants de Joliette et les étrangers à aller visiter leur jardin, ils seront toujours très cordialement accueillis.
Charles Gaspard H. Bkaudoin.
C. G. H. Beaudoin, né le 21 Août 1856, fait ses études à Joliette. Nommé notaire le 3 Octobre 1878, il se fixe en cette ville. Musicien distingué, M .
Beaudoin est organiste et maître de chapelle de la ville. De 1888 à 1890 il occupa la charge de secrétairetrésorier de la ville.
() Hommes de mérite.
du