L. A. Derome est né à Montréal, le 18 août
Il a occupé plusieurs charges importantes à Joliette, conseiller de ville, commissaire d'école, magistrat commissaire pour les petites causes ; il s'est retiré de la vie active vers
M. Derome habite une des plus jolit s résidences de la ville, sur la rue St Charles Borromée, en face de l'église.
On nous a raconté un fait de la vie de M. Derome, absolument gurieux ; nous en garantissons la parfaite exactitude.
En 1848, le comté de Beithier avait un député à élire et M. L. A.
Derome se présentait contre M. D.
M. Armstrong.
Les votes eurent lieu le 13 et le 14 janvier ; le soir du 1er jour, M.
Derome l'emportait par une majorité de 356 voix, mais le second il n'en fut pas de même et les partisans de M. D. M. Armstrong employèrent, pour faire triompher leur candidat, les moyens les plus répréhemsibles.
On envoyait les enfants voter ; il en est qui votèrent cinq ou six fois de suite.
Un habitant de notre ville, encore vivant, retourna voter onze fois consécutives ; il rappelle volontiers ce souvenir.
Pour avoir davantage d'électeurs, on allait en chercher de l'autre côté du fleuve.
Bien mieux, le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable, on recueillit des votes d'animaux, de sleighs, tout était bon ; ce fut une véritable comédie.
M. D. M. Armstrong fut élu ; le recensement, fait paroisse par paroisse, démontra que onze cent cinquante cinq voix obtenues par ces moyens frauduleux auraient dû être annulées.
Néanmoins,l'élection du comté de Berthier fut maintenue.
Aujourd'hui les choses ne se passent j as tout à fait ainsi.
DlKUDONNK DÈSORMIER •
Le 4 juin 1834, naissait, dans la paroisse du St-Esprit, Dieudonné Désormier.
Après de solides études, terminées en 1859 au collège Joliette, il fut nommé notaire le 15 février 1864.
Depuis cette époque il pratique à Joliette comme associé de M. B.
Vézina, son beau-père.
De 1890 à 1891, M. D. Désormier a occupé le poste de Secrétaire- Trésorier de la ville.
Louis Bélair Promoteur du projet de monument à élever à l'Hon. B. Joliette
Depuis quelques années il est grandement question d'élever un monument à l'honorable B. Joliette.
Le promoteur de ce projet est M. Louis Bélair, né à Joliette, le 21 septembre 1856.
M. Bélair est typographe et demeure à Montréal.
Nous espérons que nos conci-
toyens s'empresseront de seconder M. Louis Bélair.
Louis BÉLAIR.
Tribunaux Comiques.
DEVANT LE REOORDER.
Beaumerle paraît s'être pénétré, non seulement de la lettre, mais encore de l'esprit, de l'arrêté municipal qui défend de déposer sur la voie publique les résidus et autres détritus de provenance ménagère.
Voici la déclaration de principe qu'il a cru devoir faire devant le re corder :
— D'abord, moi, je snis un homme rangé, et ce qui traîne, je le ramasse.
— Oui, je suis comme ça, reprend Beaumerle, ce qui traîne ou ce qui est perdu, c'est pour moi.
On disait jadis de même : Ce qui tombe dans le fossé, c'est pour le soldat !
Or, sait-on ce qui traînait, sur le trottoir, et ce que Beaumerle a obligeamment recueilli ? C'était bien un débris de provenance ménagère, et même un débris expulsé, mis à la porte... Enfin, quoi donc ? La femme de ce pauvre Lecornu, sa femme, non pas légitime, mais d'après une prescription de dix ans.
Quelques jours après, Lecornu regretta sou isolement ; voulant recommencer un nouveau bail, il rechercha son ancienne compagne et
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la retrouva chez Beaumerle. L'explication fut très vive et, comme dit ce dernier, on s'est déclanché des coups de bâton. Les coups ayant été réciproques, tous les deux sont poursuivis par coups et blessures.
Que voulez-vous, répète Beaumerlf», je suis un homme, obligeant.
Pourquoi qu'il l'a f à la porte ?
J'ai ramassé ce qui était perdu.
Le recorder condamne Beaumerle et Lecornu, chacun à 5 piastres ou un mois.
Mais qui aura définitivement la propriété de l'objet perdu ?
Le Recorder n'en a rien dit.
l'avocat.
Ch l\ Charlanu
Ch. P. Charland, avocat, vint au monde en la paioi.-se du St -Esprit, le 31 janvier 1850.
Il pratiqua à Joliette où il occupa successivement les charges d'avocat de la couronne et d'avocat du revenu ; il est mort le 3 mai
Il a dirigé quelques années La Gazette de Joliette.
Dans le monde, disait un observateur, il y a trois sortes d'amis ; les amis qui vous aiment, les amis qui ne se soucient pas de vous et les amis qui vous haïssent.