SUPPLÉMENT DU CATALOGUE
Bellangé (H.). Soldat à la tranchée; aquarelle. (140 fr.)
Cicéri (E.). Un dessin, offert par M. Beugniet. (15 fr.)
. Diaz (E.). Paysage. (43 fr.)
. Daubigny. Dessous de bois. (98 fr.)
. Decamps. Un dessin. (41 fr.)
. D'Aussy (A.). Vache au pâturage. (72 fr.) . Dore (A.). Le messager. (26 fr.)
. Dupré (V.). Paysage offert par M. Mar-
chand. (67 fr.)
. Eustache. Un dessin.
. Ferdinand. Le moulin de St-Ouen. (25 fr.) . Flers. Paysage; dessin. (21 fr.)
. Hersent (F.). Un soldat du 71° de ligne,
tenue de campagne. (60 fr.)
. Lacoste (E.). L'Assomption de la Vierge;
aquarelle. (12 fr.)
. Lalanne. Paysage; fusain. (62 fr.)
. Lobjoie. Murs extérieurs de Rome. (19 fr.) . Ménard (R.). Paysage, Normandie. (60 fr.) . Palizgzi. Paysage avec animaux. (25 fr.)
. Paul (A.). L'Assomption; dessin. (10 fr.) . Rosa Bonheur. Le marché aux chevaux;
gravure. Offert par M. X. (78 fr.)
. Troyon. Intérieur d’un sabotier; dessin.
(33 fr.)
. Troyon. Paysage avec animaux; dessin.
(54 fr.)
. Ulysse. Paysage avec figures. (58 fr.)
Lapostolet. Dessin. (14 fr.) Benouville. Dessin. (31 fr.) Barrias. Aquarelle. (20 fr.) Marilhat. Croquis. (4 fr.)
Guibert. Aquarelle. (8 fr.)
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il le forçait malgré lui à s'asseoir. Le gars différait sans cesse son départ. Ce n’était qu'après une lutte opiniâtre qu'il parvenait à l’embarquer sur le bateau. Là encore « il n’y avait pas moyen d'empêcher le grand diable de boire des petits verres, de sorte qu’en descendant du bateau pour entrer dans le chemin de fer d'Anvers, il était saoûl comme une grande bête (1) ». C'est Cals qui raconte en ces termes son expédition. Les difficultés continuaient jusqu’au bout de l’odyssée. En chemin de fer, mal dégrisé, le malheureux scandalisait par sa tenue et ses propos les dames qu'il avait pour voisines; 1l les importunait par la fumée de gros cigares, que Cals jetait l’un après l’autre par la portière sans vaincre son obstination. Pendant un arrêt à la frontière belge, nouvelle absorption de petits verres, que son compagnon n’'arrêtait qu’en imposant brutalement sa volonté à la main qui les versait. À Anvers, Cals veut profiter d’un arrêt pour donner un coup d'œil aux tableaux du Musée. Jongkind lui a promis d’être sage en son absence; mais 1l l’a vu entrer dans un cabaret. Le gaillard n’a pas un sou sur lui ; mais il s’est fait tout de même verser à boire. D'où, querelle avec le vendeur d'alcool. Cals apaise la dispute, se hâte de payer sa dette et de le pousser dehors; puis, le conduit à la gare, en renonçant à voir les Rubens du Musée, qu'il ne connaîtra jamais. Mais sa tâche est remplie. Il débarque à Paris avec le personnage, qu'il remet entre les mains de Martin. Celui-ci l'installe, à portée de sa surveillance, dans un garni de la rue Saint-Nicolasd’Antin. C’est lui qui tiendra les cordons de la bourse, garnie pour quelque temps par la libéralité des bons amis du pauvre
(1) J'emprunte cette citation et les détails qui l'accompagnent à l’intéressant volume d'Arsène Alexandre intitulé A.-F, Cals ou le Bonheur de peindre, p. 82 et suiv.