ARGUS ET MERCURE
tuer le donneur. Le bâton d’Argus gît par terre, son chien aboie au meurtrier. De l’autre côté apparaît la tête de la vache lo.
Un tableau appartenant à M. G. Hulin, de Gand, représente la même scène. Le troupeau est composé de six vaches, deux à gauche, quatre à droite. La peinture est savoureuse, le ton chaud et éclatant, le coloris superbe. Ce tableau provient de la collection du comte de Shrewsbury à Alton Towers.
Divers ouvrages provenant de ventes du XVIIIe siècle représentent ce même épisode : Mercure sur le point de décapiter Argus.
En 1902 on offrit en vente au Musée d’Anvers un tableautin de minime valeur: Argus tué.
A droite et à gauche on voit des vaches, à l’avant-plan le cadavre d’Argus décapité.
MERCURE ET ARGUS (M. Georges Hulin, Gand).
Junon adapte les yeux du défunt à la queue du paon. Ce tableau fut vendu le 21 novembre 1905 à Leipzig chez Rodolphe Lepke.
Dans la vente Johan van der Marck (Amsterdam, 1773) figura un tableau décrit comme suit: „Junon est représentée debout, appuyée contre une vache blanche; Argus sur une hauteur appuyé sur un bâton, à côté de quatre vaches et d’un chien qui aboie; à l’avantplan est couchée une vache bigarrée. Le tout dans un paysage. Dans les nuages le char de Junon attelé de deux paons.”
A la vente mortuaire de Jordaens figura un tableau catalogué sous le seul nom A' Argus.
Ce qui détermina sans doute Jordaens à traiter si souvent la même fable dans ses multiples épisodes, fut l’occasion qu’elle lui offrait de peindre la belle Io métamorphosée en vache et aussi tout le troupeau gardé par Argus. Hommes et dieux lui étaient fournis à l’envi; mais les aventures où les animaux tiennent le premier rôle sont plus rares et Jordaens ayant trouvé un de ces sujets il ne le lâcha pour ainsi dire plus.