VI PRÉFACE
Bruno apparaît, non pas comme Thistoirç d'un individu, mais comme celle d'un parti généreux, d'une classe d'élite. Disciple de Pythagore et de Parménide, continuateur de Platon et des sectateurs que Platon s'était formés dans Alexandrie, de Plotin et de Proclus, successeur de Raymond LuUe, apologiste de Copernic, admirateur de Tycho-Brahé, précurseur de Spinosa, Bruno est, sinon le guide, du moins le devancier de tous ceux qui , parmi les modernes , ont lutté et souffert pour l'affranchissement de l'intelligence et la propagation des lumières. Il est un des chefs de l'armée qui, aussi volontairement que rapidement, s'est répandue des portiques de la Galabre aux tourelles d'Uranibourg, afin de conquérir a la science une entière liberté d'investigation, et de briser le joug qui lui était imposé au nom du plus savant homme de l'antiquité, Aristote.
Ce n'est pas tout encore. Bruno surpasse les défenseurs que l'esprit humain trouve au XVP siècle, par une qualité qui doit toucher les amis de l'humanité et d'un sage progrès : il croit plus fortement que personne au pouvoir de la