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aux iiivcsüg’alioiis cadavériques el sa passion avait faibli au point que Fallope, lui ayant adressé une lettre pour lui indiquer des corrections notables à sou ouvrage I>s humuni corporis fabrica, Vésale, n’ayant [)as même un crâne à sa disposition, répondit de mémoire, commettant de troj) nombreuses erreurs, indignes de lui.
Si les anciens succès anatomiques de Vésale lui avaient attiré des ennemis jaloux de sa célébrité naissante, sa prospérité médicale excita bien plus encore la haine de rivaux puissants et décidés à le perdre. Un gentilhomme espagnol étant mort, en luG4, d'une maladie difficile à déterminer, Vésale obtint à grand peine de la famille l’autorisation de faire l’autopsie. Au moment où le corps fut ouvert, les assistants crurent voir le cœur encore palpitant; sans examen, saisis d’épouvante, ils coururent chez la famille du défunt. Vésale fut jugé par le tribunal de l’inquisition, accusé d’homicide ou d’impiété, il fut condamné à mort; les prières de toute la cour, l’autorité de Philippe II firent commuer la peine en un voyage expiatoire à Jérusalem. Vésale obéit, s’embarqua, vint à Chypre avec Jacques Malatesta, général des Vénitiens, et atteignit le but de son voyage. Il n’avait pas quitté la Palestine que le magistrat de Venise lui fit les offres les plus brillantes pour le faire venir à Padoue, occuper la chaire vacante par la mort prématurée de Fallope. Vésale accepta, délaissant l’ingrate Espagne, et s’embarqua pour revenir en Italie; pendant la traversée, une tempête engloutit son vaisseau et il fut jeté seul sur une des côtes de l’ile de Zante. Dépourvu de tout, il périt de faim, suivant les uns, de maladie, suivant d’autres. Un orfèvre de Venise, échappé à la même tempête et abordant par hasard dans cette île, trouva le corps de Vésale, le reconnut et le fit inhumer dans l’église de la Sainte- Vierge. L’inscription que vous avez sous les yeux fut placée sur sou tombeau :