PROFESSEUR A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS ET AU COLLÈGE DE FRANCE
MEMBRE DE l’ ACADÉMIE DE MÉDECINE.
Ce monument a été élevé
par l’Association générale des médecins de France, par la Bretagne
et par les médecins français et étrangers (1868).
La première idée de l’érection d’une statue à Laënnec est due à l’initiative du docteur Le Diberder, de Lorient. Adoptée d'enthousiasme par l’Association générale des médecins de France, elle réunit vite toutes les sympathies. Parmi les discours prononcés à l’inauguration, je vous signale ceux d’Henri Roger, de Bouillaud, surtout celui de L. de Kergaradec, homme excellent, cpie j’ai connu, et qui a donné sur Laënnec intime des détails que je vous rapporterai bientôt. A l’Académie de médecine, où Laënnec avait été nommé membre dès la fondation et où il n’est apparu que peu de fois, on décida que son image serait placée exceptionnellement, après un rapport de Husson (1), et son éloge en séance publique a été prononcé par Pariset le 1“'' décembre 1839 (2).
Nous possédons de Laënnec plusieurs portraits, l’un d’eux fait par lui-même (3) doit être très ressemblant. Un second portrait représentant pareillement Laënnec en robe et rabat avec le sté- ' thoscope au-dessous mérite votre attention (4). Un dessin litho-
(1) Rapport sur la convenance de placer le buste de Laënnec dans la salle des séances de l’Académie {Mémoires de V Académie de médecine, in-i», l. VII p. 30-44, 1838).
(2) Eloge de Laënnec {Mémoires de l’Académie de médecine, in-4", t. VIII p. 19-40, 1840).
(3) Ce portrait est mis au Frontispice dans la brochure sur Laënnec, par E. Lallour et Fr. Guermonprez (2® édition, in-12; Lille, 1892).
(4) Voyez ce portrait en frontispice dans la brochure publiée par M. le professeur V. Cornil : Introduction et premier chapitre du Traité inédit d’ana-
.lOSIÎPH-ALEXANDRE LABOULnÈNE
i>raplii(iue reproduit par la plioloj^'-rapliie est conservé à l’hôpital Laënnec, où il a été donné par mon collèg-ue et ami M. le professeur Gornil (1); ce dessin offre, à côté de la figure du grand clinicien placée de profil, le stéthoscope avec embout. Le musée de Ouimper renferme un portrait peint sur toile dont nous avons une copie Un buste en bronze de Laënnec, par Lequesne, l’auteur de la statue de Quimper, est dans notre salle principale des thèses, il est dû à l’initiative généreuse de mon excellent ami et collègue M. C. Potain; un autre buste par Maillard a figuré au Salon de 1892, c’est le plus idéalisé.
Le nom de Laënnec a été donné à un hôpital de la rue de Sèvres fondé par le cardinal de Larochefoucauld ; vous avez connu l’amphithéâtre Laënnec récemment démoli et qui, reconstruit, reprendra son glorieux nom.
Je vous ai parlé de J.-A. Lejumeau de Kergaradec, un de ceux, avec Bayle, qui ont le mieux connu L.aënnec. Lejumeau de Kergaradec, accueilli dans l’intimite, après avoir fait un compterendu excellent du livre magistral, a révélé pour beaucoup un Laënnec familier, autre que « l’homme méditatif, d’un tempérament froid ». Par lui, on connaît l’extrême bonté, la douceur, la simplicité de caractère de Laënnec, sa modestie qui semblait ne pas soupçonner la grande renommée acquise. L. de Kergaradec insiste sur la belle intelligence, le travail assidu, l’esprit réfléchi, le sens droit, le jugement sûr, étranger aux fantaisies d une imagination mal réglée. « Il observait avec soin; il méditait, et ne se hâtait pas de conclure ». Jamais Laënnec n’a recherche 1 éclat; il se plaisait au milieu d’amis choisis, donnant alors libie cours « a son caractère aimable et doux, aux saillies toujours inoffensives d’un esprit orné, délicat et fin ». Laënnec était extrêmement pieux et très tolérant. Ni les honneurs, ni la
lomie pathologique de Laënnec (in-S» ; Paris, Alcan, 1884). M. Launois a placé ce meme portrait d une plus grande dimension dans une publication récente et spéciale : La Contagion de la tuberctdose (in-i®; Paris, 1896, avec cette mention : « Ce portrait... a été donné par Laënnec père... à Mlle Marie- Anne Leloutre, directeur des postes à Saint-Brieuc (18^4).
(1) Cette reproduction d’une lithographie signée B. Nannoni est en regard du portrait précité dans la brochure de M. le professeur V. Cornil : Introduction et premier chapitre, etc. Le Dr A. Toulmoucbc indique expressément le dessin de Nannoni, comme reproduisant fidèlement les traits de Laënnec. . Archives g én. de médecine, t. XXV, p. 634, 1875).
LAENNEC
lortuiie n avaient porté la plus légère atteinte à la simplicité de ses mœurs. Chez lui la modération était unie à beaucoup de fermeté.
Vous avez vu comment, après la publication de son livre, en 1819, Laënnec, fatigué outre mesure, était venu pendant près de deux ans dans son modeste et bien-aimé manoir de Kerlouarnec chercher le rétablissement de ses forces. 11 avait l’attachement au pars natal, il aimait la solitude, menant une vie retirée, respirant avec bonheur l’air vif des champs ou de la plage. Là, il accueillait avec bienveillance ses rustiques voisins, parlant leur langue, s’occupant de leur santé, de leurs cultures, de leurs intérêts; on l’écoutait avec respect. Là, comme à Paris, il répandait largement, mais discrètement, ses bienfaits, la charité était doublée, chez lui, d’une bienveillance qui s’ignorait :
La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne.
Là, enfin, il méditait à l’aise sur l’auscultation, sur ses travaux, sur la seconde édition de son livre.
Quand Laënnec, se sentant réconforté, sinon rétabli, revint à Paris en 1822, quand, ayant la nostalgie de l’enseignement, il passa de Necker à la Charité, L. de Kergaradec fut attaché à lui comme agrégé; il constate le concours nombreux de médecins distingués désireux de connaître Laënnec. « Une telle affluence était bien faite pour flatter l’amour-propre de celui qui en était l’objet, et il s’en réjouissait, parce qu’il y voyait un moyen de diffusion rapide; il n’en fut pas ébloui. »
J’ai trouvé sur les différents séjours de Laënnec de fort intéressants détails par un témoin oculaire, A. du Ghâtelier (1). Il est certain qu’en sus des repos forcés Laënnec venait presque tous les ans passer quelques semaines à sa terre de Kerlouarnec, que, chasseur et très bon marcheur, le grand médecin aimait à courir la campagne en quête de gibier. « J’avais un très beau chien d’arrêt à cette époque, et réuni à deux épagneuls, plus ou moins dressés qu’il (Laënnec) amenait de Paris avec lui, nous eûmes la chance plusieurs fois de garnir nos carniers de bon nombre de perdreaux. Tout en chassant, il s’arrêta une fois au coin d’un fossé, prenant mon braque entre les jambes pour l’aii-s-
(1) Les Laënnec, de., in-8o, [>. lOû, Vannes, 1885,
cuUer (les deux ccHés, après s’ôtre livré à des lées sur les côtes du pauvre animal. »
percussions répé-
Laënnec aussi était tourneur assez habile et possédait plusieurs arts d’agrément (1). Il s’occupait, je vous l’ai dit, de la langue celtique, et son père le consultait môme à ce sujet. Dans la si curieuse correspondance paternelle rapportée par A. Du Cliatelier, on voit que Théophile-Marie se plaît à chercher et demande à son cher fds la signification étymologique de leur nom : (( Laennec qu’on prononce Lennec, vient de Lenn, leçon, lecture. Il se traduit par liseur, homme d’études; ainsi Scocirnec,\c\x{, dire, un homme à longues oreilles... Mézec, un homme honteux, de mez, honte; Kerlomrnec,\‘û\?^^Q des renards, de Ker, lieu, et Louarn, renard (2). »
A litre de curiosité je vous montre un spécimen du blason que I armorial de Pol de Gourcy attribue à Laënnec, sieur de Kerlouarnec, et qui s’énonce ; au pr d’argent au lion léopardé de sable ; au 2' de sable à trois fasces d’or. Ces armes sont attribuées à : Vincent Laënnec, notaire royal à Conq en lo73 et, comme je vous l’ai dit, sixième aïeul de l’inventeur de l’auscultation (3).
Apres la publication de la seconde édition de son livre qui était comme son testament scientifique, Laënnec épuisé, observant fidèlement sur lui-même les derniers assauts « de ce mal qui va consumant », se sentant perdu sans retour, résigna ses fonctions à la cour, se démit du professorat au Collège de France et à la Faculté de médecine, et quitta définitivement Paris. Ses chers
(1) Laënnec était musicien et jouait de la flûte; il connaissait l’escrime et maniait bien le fleuret (Voy. A. Toulmouclie, Arc/i. gén. de médecine, t. XXV, pp. 631-635, 1875). Il est certain que beaucoup de membres de la famille Laënnec ont eu un réel talent pour le dessin, la peinture et la musique.
(2) Cette signification étymologique se trouve confirmée quand Guillaume-b rançois est obligé à Nantes de prendre des grades nouveaux pour entrer dans cette Université, dont il devint le recteur. Il soutint une thèse sous le nom de G.-F. Laënnec de la Renardais {Guillelmi-Francisci Laennec de la Renardais, Corisopitœi, Consiliavii medici ordinarii Regis, jamdudum doctoris medtei Monspeliensis,antiqui navalnm nosocomiovum in Porta Bresfense medici exit'aordinarii, thœseos tutoris lentamen, etc. Nannetis, ex typogvaphia Viduæ Querro, 1782.
(■3) Laënnec, dans sa tliese et dans les deux éditions de sou livre, ne met pas de tréma (••) sur l’E de son nom. C’est apres sa mort que la famille a l»lacé un tréma sur le nom patronymicjue et à une date relativement récente.
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Bretons rentourèrent de soins afFectuenx ; pendant les dernières semaines, les paysans se disputèrent l’honneur de traîner sa petite voiture quand il allait respirer l’air marin sur la grève du llis. Toutes les familles du pays, riches et surtout pauvres, se réunirent auprès de sou cercueil et raccompagnèrent au cimetière de Ploaré.
Laënnec légua sa bibliothèque à la ville de Ouimper. Jusqu’au deiuiei moment, il conserva la lucidité de son esprit, et quelques heures avant sa mort, retirant de ses doigts une à une les bagues qu il portait, il répondait à sa femme qui l’interrogeait doucement : « Il faudrait que bientôt un autre me rendît ce service, je ne veux pas qu’on en ait le chagrin. »
Je 11 ai point encore visite la tombe de Laënnec, ce que je v'eux faire, mais j en ai ^u le dessin. La première pierre tumulaire avait une inscription pour Laënnec seul, elle est rapportée fidèlement par Lallour et Guermonprez. Une photographie récente reproduit 1 épitaphe et au bas celle de la femme de Laënnec, demoiselle Guichard, morte à Kerlouarnec en 1847 (1).
Rien de ce qui concerne notre Laënnec ne pouvant être indifférent, je tiens à v^ous dire que la ville de Quimper a donné à une de ses rues ce nom illustre. Elle a aussi fait mettre une plaque de marbre sur la maison de la rue de la Vieille-Cohue, devenue rue Laënnec, pour indiquer le lieu de naissance de René-Théophile-Hyacinthe. Mais il est reconnu présentement, à la suite d’une trouvaille de A. du Cliatelier et des recherches couronnées de succès de M. J. Trévédy (2), que l’inventeur de l’auscultation est né sûrement, non pas rue de la Vieille-Cohue, au n° 19, où habitait sa veuve et où elle affirmait qu’il était né, mais en face du pont, sur le quai. Rien de mieux que de laisser le nom de Laënnec à une rue de sa ville natale, mais la vérité historique voudrait, et j’en exprime le vœu, que la plaque de marbre commémorative
(1) Notre Laënnec s’était marié à Paris le 16 décembre 1824 avec .Jac(juette Guichard, veuve Argou, amie de sa famille, et qui est morte à Kerlouarnec le 2 août 1847 (Voyez dans E. Lallour et Guermonprez, Laën~ nec, Notice historique, etc., 2e édition, les figures des pages 16 et 63. Petit in-8“ ; Lille, 1892).
(2) A. du Chatclicr, les Laënnec, etc., in-8u, p. 68 et note. Vannes, 1885, et surtout J. Trévedy, la Maison natale du docteur Laënnec, in-Se, p. 2, 13, 19 et 25 ; tjuimper, 1881.
de sa naissance soit apposée sur la maison si bien indiquée par A. du Cliatelier et J. Trévédy.
J’ai fait disposer devant vous, sur cette table, la thèse inaug-urale, les diverses éditions du Traité de Laënnec, ainsi que plusieurs brochures et ouvrages contenant des notices très intéressantes. Remarquez aussi l’étui usé, renfermant ce grand stéthoscope, qui a beaucoup servi à l’auteur de l’auscultation médiate ; il m’a été confié par M. Robert Laënnec.
Voici la thèse inaugurale :
Propositions sur la doctrine d’ Hippocrate relativement à la médecine pratique, présentées et soutenues à l’Ecole de médecine de Paris, le 22 prairial, an XII, par René-Tliéophile-lIyacinthe Laennec, de Ouimper (département du Finistère). Imprimerie de Didot père, rue des Maçons-Sorbonne, n° 406. Thèses de Paris, 11° 241, in-4°, 39 pages, an XII (1804).
Ces deux volumes reliés (portant le n“ 31,750 du catalogue de la Faculté) vous offrent la première édition, presque introuvable:
De V auscultation médiate ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du eœur fondé principalement sur ce nouveau moijen d’ exploration, par R. -T. -H. Laennec, D. M. P., médecin de l’hôpital Necker, médecin honoraire des dispensaires, membre de la Société de la Faculté de médecine de Paris et de plusieurs autres Sociétés savantes nationales et étrangères, 2 volumes in-8°, avec 4 planches, Paris, J. -A. Brosson et J. -S. Chaudé, 1819.
La deuxième édition a paru en 1826, l’année delà mort de son auteur, elle est rarissime, en deux volumes :
Traité de V auscultation médiate et des maladies des poumons et du cœur, par R. -T. -IL Laennec, médecin de S. A. R. M™® la duchesse de Berri, lecteur et professeur royal de médecine au Collège de France, [)rofesseur de clinique à la Faculté de médecine de Paris, membre de l’Académie royale de médecine, chevalier de la Légion d’honneur, etc. 2 volumes in-8®, avec 4 planches, Paris, J.-S. Chaudé, 1826.
Mériadec Laënnec, cousin germain et disciple fidèle de l’auteur
LAKNNEC
de I Auscultation a donné une troisième édition, formant trois volumes :
Traité de V auscultation médiate et des maladies des poumons et du cœur, par R.-T.-H. Laennec, etc. 3'> édition, augmentée de notes, par Mériadec Laennec, D. M. P., ancien chef de clinique de la Faculté de médecine à Fhôpital de la Charité, médecin des dispensaires, associé correspondant de la Société anatomique de Nantes, etc. 3 volumes in-8°, avec planches, Paris, J.-S. Chaudé,
Le livre de Laënnec s’épuisant rapidement et de plus en plus, Andral en fit paraître une 4® édition, également en trois volumes :
Traité de V auscultation médiate et des maladies des poumons et du cœur, par R.-T.-H. Laennec, etc., avec les notes et additions de (Mériadec) Laennec, 4® édition considérablement augmentée par M. Andral, etc. 3 volumes in-8°,avec planches, Paris, J.-S. Chaudé, 1837.
Une cinquième édition a été faite sous le contrôle de la Faculté, reproduisant fidèlement la deuxième, et par les soins de Lasègue :
Traité de l auscultation médiate et des maladies des poumons et du cœur, par R.-T.-H. Laënnec, etc. Un volume grand in-8“ de xxiv-986 pages avec deux planches, Paris, Asselin et C‘% 1879.
Remarquez ces deux petits traités concernant Laënnec, vous devez les connaître ; le premier est dû à M. le professeur V. Cornil, qui a publié la partie importante d’un manuscrit de Laënnec
resté inédit, et que lui avait confie le regretté Théophile-Ambroise, directeur de l’École secondaire de Nantes, mort en 1896 :
Traité inédit sur V anatomie pathologique ou exposition des altérations visibles qu’éprouve le corps humain dans T état de maladie. — Introduction et premier chapitre du Traité inédit d’anatomie pathologique de Laënnec. Brochure petit in-8“, xiii-77 pages, avec deux portraits, Paris, F. 41can, 1884.
Le second traite fait partie d’une l)ibliothèque rétrospective,
.lOSRPII-ALRXANnUK RAHOULRRNR
(runc collection de chefs-d’œuvre, sous le litre : Les maîtres de la scienee, due à l’initiative de M. le professeur Charles Richet :
Laënnec, 1781-182(5. De rauscullalion médiate. De Vexploration de la poilrine. Brochure in-12, 1 12 pages, Paris, G. Masson,
C’est la reproduction exacte ét très utile du commencement de la deuxième édition, parue en 182G, du Traité de Laënnec.
Ces diverses brochures se rapportent à Laënnec ou à sa famille ; en voici la brève indication chronologique :
1826. Après la mort : Notice historique sur Laënnec, par A.-L.-J. Bajie, extrait de la Revue médicale, tirage à part, in-8®, 19 pages. — iVotice de J.-A. Lejumeau de Kergaradec sur le pi’ofesseur Laënnec, in-8“, avec la maxime : Obiit, non periit, in-8o, 26 pages.
1827. Notice sur le professeur Laënnec, par A. Boulland, extrait du Journal des Progrès des sciences médicales, in-S®, t. I, p. 284 et .suiv.
1868, Après l’inauguration de la statue à Quimper : Notice de Denis de Thézan,^^ude historique, généalogique et biographique, Ouimper. — Notice de Emmanuel Lallour, Laënnec, notice historique, in*8®, 20 pages ; Quimper. — Notice de Geffroj, A la mémoire de Laënnec, poésie. — Ad. Décadré, Broussais et Laënnec, étude comparative, in-8" ; le Havre.
Discours de Bouillaud, Henri Roger, de Lejumeau de Kergaradec, etc. (1).
1851. Soudres, Etudes médicales sur Laënnec, thèse de Montpellier, n® 108.
1865. Chauffard, Laënnec, in Conférences historiques faites à la Faculté de médecine en i8()5, p. 61 à 107.
1879. Chéreau, Laënnec, esquisse biographique, in Archives géi^érales de Médecine, vol. II, p. 51-58, détails nombreux avec li.stc de travaux.
1884. .1. frevedy, la Maison natale du docteur Laënnec, avec une lettre inédite de Laënnec, in 8", 32 pages; Quimper.
(1) Pour la cérémonie de Ouimper, voir le n" de l77j/on médicale du 22 août 1868. — Discours de A. Tardieu {('nion médicale, 3e série, t. VI, p 249- 2,50. — Discours de H. Itoger, idem, p. 298-302. — Discours de.l.-A. Lejumeau de Kergaradec {llnlle/iii de l’Académie de médecine, l. XXXIII, p. 8071. — .1. Oouillaud, léloye de Laënnec, tirage à pari, in-8®, 16 pages; Paris, .Mal leste, 1868.
Î.AIÎNNIÎC
1885. A. Du Chatclier, les Laënnec sous l'ancien et le nouLcau régime^ de 17G3 à 1836, in-8®, 121 pages; Vannes.
1892. Fr. Guermonprez, Un mot sur Laënnec^ 111-8°, 20 pages, avec figures; Lille.
1893. Emmanuel Lalloiir et Guermonprez, Laënnec, Notice historique, in-8°, 96 pages, avec nombreuses gravures, blason de Laünnec, etc. ; Lille.
1894. Th.-Marie Laënnec, extrait du Moniteur des Côtes-du-Nord, in-8“; Saint-Brieuc. (Catalogue de la Faculté, n° 49070.)
Vous trouverez aussi des détails sur la vie de Laënnec dans les autres articles biographiques publiés sur lui, mais défiez-vous des renseignements par ouï-dire et de seconde main.
Après cette leçon que j’ai rendue aussi rapide et aussi précise que possible, j’espère que vous connaîtrez Laënnec, et que vous étudierez longuement son œuvre supérieure; Haller aurait dit ; Liber eximius, aureus. Son traité d’auscultation si beau, amenant une révélation diagnostique, a été fait en trois ans et porté à une telle perfection que, si on a pu y ajouter, rien n’a dû en être retranché. L’ardent travailleur, si persévérant, si courageux, d’un génie libre et indépendant, a écrit dans une langue pure, simple, dégagée d’efforts, parfaite. Toutes les formules de l’admiration ont été épuisées et, chose bien exceptionnelle, les plus fortes, les plus expressives sont les plus justes.
La place de Laënnec est au-dessus d’Avenbrugger, auprès d’Hippocrate que les anciens appelaient « le divin ». Laënnec est incontestablement un des grands maîtres de notre science et la plus remarquable, la plus éminente personnalité médicale d('s temps modernes.
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