Colère des Goncourt {Journal, 6 mai
3. Académie française. Recueil des Discours, etc., 1866-70, 2" p., pp. 266- "287.
il4 JOSEPH AUTRAN, SA VIE ET SES ŒUVRES. '
est sain comme Ponsard lui-même; il est (( vrai », : suivant le mot de Pontmartin'. Du reste, on l'a vu, i Autran n'avait pas attendu la connaissance du spiri- , tuel critique pour se faire une opinion raisonnée sur l'heureux auteur de Lucrèce, intéressant mélange de sens rassis et de grandeur. Autran reconnaît le mérite de son œuvre. Mais, quant à faire de Ponsard i
un classique pur, il ne le veut pas, et il a raison. |
Ponsard fut un éclectique ^
C'est le caustique et pénétrant Guvillier-Fleury qui i
répondait. Il passait volontairement sous silence tout ]
cet Autran qui va de 1832 à 1848, et que l'intéressé !
lui-même considérait comme non avenu, mais il en '
notait la popularité dans le Midi et ses causes. Il ;
louait en bons termes le reste, établissant avec beau- |
coup d'art un lien psychologique entre les poèmes \
ruraux. l
Parlant des Epltres rustiques : u Même sujet \
(que la Vie rurale)^ avec un amer regret d'avoir été !
mal compris... Votre idylle impuissante se fait '
satire ». Cette satire elle-même est heureusement ;