‹ Joseph AutranChapitre 102 sur 154 · Lac de Côme, XLl. Cf. Sonnets capricieux, p · texte numérisé non relu

Lac de Côme, XLl. Cf. Sonnets capricieux, p

Cela était bien vu, pas si bien toutefois que François Ponsard, décédé lui aussi en 1867 :

Il était de Pontoise aussi bien que de Rome :

Il balança Corneille, — et surpassa Prudhomme *.

C'est, néanmoins, ce pauvre Ponsard dont la mort lui ouvrit les portes de l'Académie. Si Ton considère dans Autran l'auteur de la Fille d* Eschyle seulement, on trouvera qu'il y a beaucoup de raison dans le choix que firent les Immortels le 7 mars 1868, en dépit d'un concurrent redoutable, Théophile Gautier^. L'année suivante, le 8 avril, Joseph Autran prenait séance, et ouvrait son discours par un solennel adieu à un mort récent, Lamartine :

{( J'arrive au lendemain d'un des plus grands deuils de la poésie moderne; je pénètre dans le temple au moment où vient d'en sortir ce chantre immortel qui fut l'enchanteur de tout un siècle... le glorieux patron de ma jeunesse, l'illustre ami de ma vie entière ^.. »

Le morceau de critique que constitue ce discours

1. Caducée, I, 281. Le dernier hémistiche, suggéré par Edmond Texier.

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