‹ Joseph AutranChapitre 108 sur 154 · bonnets capricieux, pp. 308-313, 317. j · texte numérisé non relu

bonnets capricieux, pp. 308-313, 317. j

3. De teinte orléaniste (témoignage Daubian). Voir ses vers contre Gambetta, Sonnets capricieua;, p. 309. ;

4. Madame d'Oussouville, Historique du C G' des B.-d.-R., ' p. 494.

5. « Pâleur, tristesse, accablement, je ne sais quoi de . plaintif. » Mais on nous dit que le fond éveillé, spirituel, : n'avait jamais péri. Ses désespérances lui venaient par « lames ; de fond » (mot de madame Jacques Normand, sa fille).

ses dernières volontés. Dans le courant de juillet, le jeune Daubian sut qu'il cherchait un secrétaire pour l'aider à procéder à une revision complète de ses oeuvres.

On a souvent admiré ce travail de justice accompli par le poète sur lui-même, et qui rappelle les plus hautes traditions. Autran formulait toute sa critique d'art en une sentence lapidaire, qu'on dirait de Boileau sans une certaine familiarité moderne :

Un vers n'est jamais bien quand il peut être mieux.

Ainsi, quoiqu'il eût déjà, vers le milieu de sa vie, jugé les productions de sa jeunesse, — vieux, il censura sa vie poétique entière. Il fut, nous dit-on, très sévère, et plus d'une fois son jeune auxiliaire plaida pour lui contre lui-même, mais inutilement. Du reste, il se croyait désormais stérile : les rythmes ne le visitaient plus.

Comme une floraison inopinée, un soir d'avril 1872, toute sa force productrice lui revint, à la suite d'un inédit retrouvé, AmanjUis, qui procède de la même veine que Victoire AubievK II dit aux vers cet adieu qui, par endroits, vous prend aux entrailles, et qui

Page 1