iMinutes De Gasquet, dépôt du Jo mars
126 JOSEPH AUTRAN, SA VIE ET SES OI-lUVRES. I
On ne put empêcher les autorités de Marseille, j l'Académie de la Ville, enfin un long cortège d'admira- \ teurs, de suivre à Saint-Victor le modeste corbillard. Les lettres et dépêclies de sympathie aliluèrent dans cette haute et vaste maison voisine du Palais, où il > habitait dei)uis vingt années. Laprade, foudroyé par la brusque nouvelle, n'avait pu venir de Lyon. Mais lui, j Pontmartin, Dumas fils, de Falloux, Mignet, Mistral, Roumanille, Doucet au nom de l'Académie, Arsène Houssaye, H. de Bornier, les directeurs ancien et nouveau du Correspondant, Rigaud, premier président d'Aix, qui rappela la camaraderie du collège, consolèrent par leurs témoignages « la plus bienfaisante, la plus attentive, la plus dévouée des Béatrix* ».
Le 26 mars parut un arrêté municipal, déjà réclamé par la presse, et qui était conçu en ces termes : ■
u Le Maire de Marseille,
» Considérant qu'une ville s'honore elle-même en faisant passer à la postérité le nom de ceux de ses enfants qui \ se sont illustrés ; !
» Considérant que la Ville de Marseille doit être juste- ' ment fière d'avoir donné le jour à Joseph Autran, à l'auteur de la Fille d'Eschyle, des Poèmes de la Mer, de la Vie rurale j et de tant d'autres œuvres remarquables qui lui ont valu le titre de membre de l'Académie française; <
» Arrête : t
» La partie de la rue Montgrand comprise entre les 4 rues Fortia et de a Paix portera désormais le nom de ^ Joseph Autran. j
» ED. MAGLIONE 2. » :