‹ Joseph AutranChapitre 115 sur 154 · Petit Marseillais (\.\i 29 mars · texte numérisé non relu

Petit Marseillais (\.\i 29 mars

La piété de Clémence Aiitran veilla à la publication du dernier volume préparé par son mari : Lettres et Notes de Voyage. Laprade se chari^^ea d'annoncer au public cette prodigieuse et originale série de poèmes qu'il enfanta aux derniers moments, comme trop sûr du peu qui lui restait à vivre, et ce fut la Comédie de l'histoire (1881).

Cinq ans après lui, sa veuve elle-même descendit au tombeau (14 mars 1882), demandant que son cœur fût réuni au corps du doux chantre qu'elle avait tant aimé ^. Camille Doucet, dont la compétition avait retardé, on Ta vu, de plusieurs années l'entrée d'Autran à l'Académie, devenu maintenant ami de la famille, s'intéressait au mariage de mademoiselle Valentine Autran avec un très galant homme, le délicat poète et auteur dramatique Jaccjues Normand (IG avril 1883). Autran n'avait pas connu son gendre futur, mais, sur la lecture d'une pièce de début, l'avait deviné écrivain d'avenir. Si donc le nom s'est perdu, la tradition littéraire, on le voit, s'est perpétuée.

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