G. RICARD
(Timbrée de Paris, Il octobre 1858. Au crayon.)
Ponsard à Autran.
Vienne, Isère.
Monsieur et cher ami et confrère,
Votre lettre me fait le plus grand plaisir, comme toutes celles que je rerois de vous, mais plus particulière-
1. Sur l'amitié de Mignet pour Aiilran, voir le mol d'un ennemi, S.iinlc-Bcnvc, dans le Journal dos rjoncoiirl. S novcm-' bre 1SG2 : ■«,.. El puis il est do Mar?icillc. Il a pour lui Tliiers, Mignct, Lebrun, les trois frères prooenraux, qui se poussent le coude pour voter pour lui. »
ment encore par la résolution que vous m'annoncez et que j'approuve de toutes mes forces. Vous appartenez à l'Académie qui vous a déjà ouvert ses portes en vous couronnant; vous êtes un vrai poète, aimé et lu de tous ceux qui aiment la bonne et pure et saine poésie. .Je serai à vous par mon cœur et par ma voix, — heureux d'être appelé à si bien voter K
Je n'ai pas ma complète liberté; mais tout peut s'arranger aisément au moyen des premiers et des seconds tours de scrutin.
En attendant, je vous envoie mille cordiales amitiés, et je vous prie de vouloir bien faire agréer mes sentiments les plus affectueux à madame Autran.
Bon courage et bon espoir! Vous ne pouvez manquer d'être nommé; si ce n'est pas cette fois-ci, ce sera à la prochaine élection.
A vous de tout cœur, mon cher ami et futur confrère.