‹ Joseph AutranChapitre 16 sur 154 · Maison démolie, p. 94 : « Les dates, à quoi bon · texte numérisé non relu

Maison démolie, p. 94 : « Les dates, à quoi bon

1848, celles de la Gazette du Midi et du Sud h la même époque, ont été dépouillées par nous. Nous ne parlons pas des sources secondaires, qu'on pourra voir citées en leur lieu.

Est-ce à dire qu'une biographie plus vraiment définitive ne soit pas possible? Non, el la correspondance d'Autran, par exemple, fournirait bien des lumières ^ Il nous suffirait que celle-ci fût la biographie sérieuse qui manque jusqu'à ce jour.

Nous ne voyons pas de parenté entre la famille du poète Joseph et ces Autran qui, dans le aix*" siècle, ont constitué dans Marseille une véritable dynastie commerciale et intellectuelle à la fois. Cette grande famille vient de Cannes. Celle de Joseph, autant que nous le savons, est de souche purement marseillaise ^.

1. Depuis l'expression de ce vœu, la phrase a perdu beaucoup de son sens. M. et madame Jacques Normand, gendre et fille du poète; M. Paul de Laprade, fils de son intime ami, ont constitué pour cette étude un dossier justificatif dont nous les remercions ici, et que l'on trouvera à la fin du volume. — Des lettres d'Autran à sa femme n'existent pas. « Gomment en aurais-je? Nous ne nous sommes jamais quittés! » (Mot de Clémence Autran, recueilli dans Pontmartin.)

2. Voir la notice d'Amédée Autran dans les Mémoires de V Académie de Marseille, 1872-4, pp. 195 sqq.

Son grand-père, appelé Joseph comme lui, capitaine marin, croyons-nous, et dont la date de naissance nous reste inconnue, avait épousé Anne Martin, d'Albertas, qui lui survécut longtemps puisqu'on la trouve encore en 1811, au mariage de Joseph-Antoine, son second fils, alors que Joseph est signalé mort du 16 vendémiaire an X (8 octobre 1801). Ce décès n'eut pas lieu à Marseille \

Le père de madame Autran-Martin, Joseph Martin, marié à Anne Gontard, en avait eu, outre madame Autran, plusieurs enfants, dont les fortunes furent diverses. Madame Autran était peut-être l'aînée; nous connaissons aussi une Adélaïde (épouse Sauze), un Honoré et un André ^.

André, dont le rôle dans l'existence du poète devait être celui d'une Providence, était né en 1764, et avait reçu d'Honoré, dans ses débuts, des services qu'il paya à sa postérité. Nous le trouvons en 1804 exploitant dans Rive-Neuve une savonnerie avec un associé, Pontier. L'association fut dissoute en 1826 ^ : alors André se retira. Les profits avaient été assez grands

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