‹ Joseph AutranChapitre 23 sur 154 · Maison démolie, pp · texte numérisé non relu

Maison démolie, pp

3. Même ouvrage, pp. 10-11 ; Poèmes de la mer, Préface. 4 Nouveaux Samedis, XVIII.

5. Aveux personnels, M. D., p. 159; épig. de Lamartine, même ouvrage, p. 163.

La morale la plus sévère, la plus antique, régnait SOUS ce toit, où l'on n'eût pas admis que personne allât au théâtre. Madame Autran,que son fils aimait (( avec passion », était une conscience catholique facilement alarmée; excellente personne, du reste, et d'une sensibilité extrême. Joseph, confiné dans son cabinet du jardin, voyait à peine un ami ou deux.

T On le destinait au commerce. Mais, depuis l'enfance, quelques vers de Chénier — le cousin Chénier! — tombés dans son oreille \ avaient suscité un écho en lui. Dans la suite, un brave marin génois, Julio Tini, ami de son père, l'avait ébloui de V Enéide^ et lui proposait un poème... sur Christophe Colomb *. Vers 1827, il rôva d'une tragédie sur la fondation de Rome ^ Inspirations de la mer, inspirations de l'antique, une bonne part de Joseph Autran s'était dessinée dès lors.

En 1829, il s'y ajoute l'inspiration militaire : elle provint de la guerre imminente contre Alger; Joseph broda là-dessus une pièce qu'il a déchirée, mais dont

\. Maison démolie, p. 21. C'est la pièce n°XXXlll des JBwcoZ/^'ue^ et Eglogues.

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