Maison démolie, pp. c
OÙ ma main presse encor plus d'une main chérie, Où mon pied suspendu s'attache avec amour, Reçois à mon d»;part mes vœux pour la patrie, Mon premier salut au retour ^ !
La presse, en relatant cette mémorable séance, qui aurait dû être publique, et où un M. Durand osa lire une M(''ditation^ ajoutait : « De jeunes pjoètesde haute espérance semblent éclore sous ses pas^ ». C'est une allusion à l'adolescent Autran, de qui Lamartine faisait Téloge à quiconque venait lui parler : réclame efficace, qui, tout en révélant Autran à sa ville, le révéla peut-être à lui-même.
Au retour de leur promenade en mer, l'aimable et grand poète voulut escalader de nouveau les quartiers du vieux Marseille. Il s'assit au foyer des Autran, et, de haute lutte, il emporta l'adhésion du père, tenace dans son sens pratique, à la vocation évidente de son fils. En cette soirée du 8 juillet, il fut décidé qu'Autran abandonnerait ses études commerciales pour écrire un livre à qui Ton se chargerait de trouver un éditeur. « Mais une place? — Dans l'Université! Je connais des ministres. Soyez tranquilles! »
1. Voyage en, Orient^ init. Voir aussi les journaux marseillais du temps.