Maison démolie, pp. 113-114; Sud du 11 septembre
y avait dans VAn Quarante une « Bohémienne » assez réussie. Il semble pourtant que l'album ait été fraîchement accueilli, puisque Pierre BatUe, en très beaux vers, console son ami des dérisions d'un Zoïle, — Zoïle, le mot y est ^
Mais sur la blessure un baume m.eilleur allait s'étendre, et il ne nous paraît pas que l'intéressé en soit assez reconnaissant à son auteur, si la légende doit être acceptée.
Avant d'en parler, signalons qu'un heureux événement s'était accompli dans la famille le 25 février de cette année 1840. Sophie Autran avait épousé M. Teissère, alors domicilié 4, rue de la Fare, et les témoins furent : pour elle, Joseph lui-même, avec l'oncle Jujardy; pour Tépoux, MM. Audiffret et Reynaud. Dosithée Teissère avait trente et un ans; il devait, comme sa femme, survivre au poète.
Gomme une bonne fortune n'arrive jamais seule, peu de temps après, Autran, réalisant en partie ses anciens vœux d'un lointain voyage, s'embarquait pour Gività Vecchia, par Gênes et Livourne : il allait passer les fêtes de la Semaine Sainte à