Sud du 28 janvier
Rome \ La légende veut que ce soit l'oncle Martin qui lui ait procuré ce grand bonheur. Elle est vraisemblable. Mais elle ajoute que, dès qu'il en eut les moyens, le jeune homme remboursa son oncle, et que de ce trait inattendu s'ensuivirent de grandes conséquences : c'est là la partie caduque du récit, et nous nous en expliquerons en son temps.
Peu de Barbares ont approché la terre d'Italie avec autant de désir et de religion que le jeune Autran, monté le 5 mai sur le Pharamond, l'un des vapeurs du service d'Italie, bâtiment de 272 tonneaux, capitaine Bonnefoy. En une douzaine de jours, il allait à Naples et en revenait -. Autran passa trente-six heures dans les splendeurs de Gônes, erra dans Pise, guidé par une dame anglaise, qui s'était fait une retraite à quelque distance, au Gombo^. Quand il reprit la mer, une tempête força le navire à relâcher à Porto-Ferrajo. Débarqué enfin à Cività, il était admis à y visiter le célèbre brigand Gasparone, lequel, maintenant dans les fers, s'occupait idylliquement à mettre en vers le Télémaque.
1. Voir le récit d'Autran, soit dans l'oavrage de 1841, soit t. VII de réd. défin.