Sud du 3 juin
Dumas, passait par Marseille, s'embarquant pour Naples (5 juin), alors que le jeune homme en revenait. Autran le salua de strophes cordiales ^ Il avait môme le plaisir inattendu de lui faire une aumône : celle de Thistoire de Gasparone, insérée et embellie par le fécond génie dans son Corricolo (chap. XLVI). L'Italie n'oubliait pas plus Autran qu'il ne l'oubliait lui-même : Papéty, cette même année, lui adressait son tableau. Soleil couchant sur le Tibre -.
Depuis quelque temps, on Fa vu, il était lié avec un poète parisien et marseillais à la fois, le plus prestigieux des versificateurs, sinon peut-être des hommes d'esprit du siècle, ce fantasque et déconcertant Méry, que Marseille venait de s'attacher — elle le croyait — en lui donnant la succession du vieux Jaufïret, le fabuliste, à la Bibliothèque (18 janvier 1840). Autran et Méry avaient des amitiés pareilles, comme ce bon G. de Flotte, l'hôte de tout l'univers écrivain ou artiste.
Autran et lui rêvaient à mes soleils couchants,
Et, comme dans Virgile, ils alternaient leurs chants 3.