G. de Flotte, Souvenirs poétiques, p. H
54 JOSFIMI AIJTRAN, SA VIK KT SHS (*,l VRES.
Tous doux aussi fréquentaient (mais Méry bien davantage) chez lady Susannali (ireig, une Maltaise dont les salons, rue Saint-Ferréol, attiraient l'élite intelligente de la ville '. La plus retentissante des séances de l'Académie marseillaise depuis le passage de Lamartine fut assurément celle de la réception de Méry, désormais collègue d'Autran, et de gloire sage moins vraie mais plus bruyante. Ce fut le 20 juin. Autran, ce jour-là, lut son imposante pièce sur la Nuit au Colisée^. L'impression publique fut, dès lors, que Marseille était devenue une petite Athènes '\
Le 30 juillet, la famille littéraire était encore plus complète : G. de Flotte lui-même, après avoir médit des Académies, avait fini par y entrer. Peu de jours après, le 4 août, à la Réserve*, Autran faisait la connaissance d'un homme qui, vu de près, se trouvait être le bourgeois le plus pacifique et le plus serviable, Barthélémy. La liaison fut durable : elle survécut même à la mort de Barthélémy, en 1867, puisque
1. Voir l'étude de A. Moutlet, Méry et le salon de lady Greiy.