‹ Joseph AutranChapitre 85 sur 154 · DU MARIAGE D'AUTRAN A LA VIE RURALE · texte numérisé non relu

DU MARIAGE D'AUTRAN A LA VIE RURALE

Madame veuve Fitcli, née Clémence Bec. — Le mariage. — Habitudes nouvelles. — Les Poèmes de la Mer. — Plus de théâtre. — Pradine et son inspiration. — Apologie d'Autran. — Laboureurs et Soldats. — La Vie rurale.

La Fortune, en un court espace de temps, avait multiplié pour lui les faveurs, traversées, il est vrai, par une grande douleur, la mort de sa mère. De 1848 à 1851, elle l'avait fait célèbre et riche. Un troisième lot devait lui échoir : il fut heureux.

De longue date il connaissait madame Clémence Fitch • . C'était la fille d'un courtier royal, amateur d'art distingué ^ Jean-Mathieu Bec. Le 29 octobre 1833, son

1. Voir suprà, ch. iv, init.; la scène doit se placer entre 1833 et 1837.

2. Liszt dans la loge de M. Bec {Sémaphore du 2G juillet 184i);

père l'avait mariée à un négociant américain , Douglas- j

Wordworth Fitcli, installé à Marseille depuis 1821 ' ;

et qui la laissa veuve le 7 j uin 1848, avec deux enfants 1

— dont le second seul survit aujourd'hui — William- \ Harold et Charles-Douglas. On dit que madame Htch ayant composé des vers pour une soirée de charité,

son talent plut tellement à Autran, à qui ces vers ;

furent soumis, qu'il désira connaître la personne de |

l'auteur '. Son joli poème intitulé Hospitalilé se réfère ; à une visite qu'il lui fit à Pradine^ Ce qui paraît I justifié par ses propres vers :

Je lui répondis : « De tous les combats .v

Le plus redoutable en mon cœur se livre ^! » i

c'est qu'il l'aimait avant l'héritage, et qu'il en souffrit comme on peut le croire. '

(( Cette fortune, dit Sardou, l'affranchit d'un scrupule dont l'exagération même fait l'éloge de sa probité, et lui permit de s'unir à celle que la grâce de

collection d'art de M. Bec (A. Saurel, Dict. des B.-d.-R., T, j

1. Guides. Né en 1799 à Bozrah (U. S. A.), fils du colonel Asa Fitch. •

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