‹ Joseph AutranChapitre 86 sur 154 · Op. cit., I · texte numérisé non relu

Op. cit., I

JOSEF>II AUTRAN, SA VIE ET SES OfCUVUES. 93

son esprit non moins que la bonté de son cœur désignaient bien pour sa compagne'. »

On nous dit, en eiïet, que Louise-Clémence n'était pas régulièrement belle, mais, ce qui vaut mieux, gracieuse infiniment, maîtresse de maison accomplie, surtout faite pour comprendre le poète et s'identifier à lui. Sans doute elle n'a pas été sans influence sur la direction nouvelle de la poésie d'Autran après 1852.

Le contrat, passé à Marseille par-devant M" de Gas(iuet et Gavot le 1*''" avril de cette année, était fait de puissance à puissance, sous le régime de la séparation de biens. Madame Fitcli apportait une maison rue Montgrand-, bâtie de ses deniers en 1845, et, en outre, le château de Pradine près de Grambois (Vaucluse).

Le mariage eut lieu le 3 avril. MM. Gamel, Firino, Teissèrc et Audifïrct furent témoins. Le docteur Gamel, subrogé-tuteur des jeunes Fitch, était, on le sait, un ami d'Autran; M. Firino était le receveur général du département, connu pour ses réceptions

Page 1