‹ Joseph AutranChapitre 88 sur 154 · Sémaphore du 4 septembre · texte numérisé non relu

Sémaphore du 4 septembre

public chaleureux. On mettait Autran « entre Musset et Laprade, Augier et Ponsard )). Quant aux critiques, elles reparaissaient les mêmes qu'en 1835. Reboul, lui, admirait sincèrement l'œuvre. Il écrit des Audiffret :

(( Ils étaient porteurs d'une lettre et d'un volume d'Autran : j'ai trouvé, mon cher ami, de magnifiques choses dans ce volume, et mon cœur de Méridional a tressailli de joie en voyant que Vernet, qui est aussi de nos contrées, avait son pendant en poésie '. »

Fr. Tamisier conseillait à Autran de persévérer dans le drame. C'est, du moins, en cette même année qu'il composa ses Padilla sur un thème espagnol, mais qu'il ne donna pas à la scène. Sardou l'approuve, et écrit finement ; « Nous y aurions perdu de très beaux vers ». Quant au sujet, il plaisait peutêtre à Autran de montrer qu'aussi bien que la Grèce classique, il savait sa romantique Espagne. Pontmartin loue très fort la belle apostrophe à l'Épée, et pense que Padilla ferait figure « entre Hernani et la Fille de Roland- ».

\. Lettre du 25 septembre 1852, clans G. de Flotte, Souvenirs et Mélanges.

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