‹ Joseph AutranChapitre 87 sur 154 · Discours de réception, 23 mai · texte numérisé non relu

Discours de réception, 23 mai

2. La maison rue Montgrand portait le n" 72. Celte partie de la rue Montgrand a reçu maintenant le nom de Joseph-Autran. La demeure du poète y porte le n" G.

mondaines. Les jeunes nièces d'Autran ont signé aussi dans l'acte.

Dès lors Autran habita ciiez sa femme, 70, rue de Village, domicile échangé en 1857 pour l'immeuble de la rue Montgrand. Monsieur Autran père, lui, s'installa Troisième Calade. Il achevait paisiblement sa carrière à la mairie, où il était chef du service des subsistances depuis 1844. Il prit sa retraite en 1853 *.

L'année même de son mariage, à la fin de l'été — passé en Normandie, — Autran donna une édition refondue de la Mer, qu'il intitulait Poèmes de la Mer. L'éditeur fut Michel Lévy, qu'il garda jusqu'à la fin : déjà la Fille d'Eschyle avait été publiée chez lui^. La préface expliquait à quelle sorte d'originalité l'auteur prétendait. Suivant lui, les Anciens, voués au cabotage, effrayés de la grande mer, n'avaient pu ni Taimer ni la chanter. Les Modernes, eux, avaient servilement, en ceci comme en d'autres choses, copié les Anciens.

Quoi qu'il en soit de ces théories, contestées par le judicieux Tamisier^ la poésie elle-même retrouva un

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