‹ Joseph AutranChapitre 95 sur 154 · C'est l'Ouvrière · texte numérisé non relu

C'est l'Ouvrière

6. Epitres rustiques, II, 2. Amitié de Mistral pour Autran : voir sa lettre du 23 mai 1868, accompagnant l'envoi de Calendal, aux pièces justificatives.

d04 JOSEPH AUTRAN, SA VIE ET SES ŒUVRES.

cache sous l'ironie? A partir de Mireille^ en effet, Autran cesse de personnifier la Provence aux yeux de Paris. Un rival victorieux lui était né, pouvait-on croire : la langue de Mistral le faisait plus (( indigène » qu'Autran lui-même.

(( Soit, semble répondre le poète français, mais qu'est-ce qu'une langue provençale? Il y en a vingt : Mistral n'en a illustré qu'une. Et puis elles reculent : le félibrige ne sera qu'un déjeuner de soleil. »

Il faut même croire que cette rivalité imprévue l'a vivement touché (malgré sa réelle sympathie pour Mireille et l'auteur *), puisqu'il s'oublie jusqu'à traiter de (( patois )) le parler de RoumaniJle :

... On parle de fonder La chaire de patois qui manque à la Sorbonne!

Laprade, en ce temps, était descendu des hauteurs de sa poésie forézienne pour se jeter, avec ses Poèmes civiques, dans une mêlée qui, on le sait, lui coûta sa chaire de professeur. Loin de le détourner, — ce qui peut surprendre, — Autran l'encourage; Autran, peu bonapartiste et qui n'approuve pas toute la politique

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