‹ Joseph AutranChapitre 96 sur 154 · aide Mistral pour le prix Montyon (voir à la fin · texte numérisé non relu

aide Mistral pour le prix Montyon (voir à la fin

étrangère d'alors ', est surtout choqué de la croissante immoralité de Paris, et, comme tout vrai poète, maudit les saccagements d'Haussmann. Hélas! Hélas! sa satire la plus forte, a des vers bien piquants sur l'engouement de femmes honnêtes du temps pour le mobiUer des courtisanes ^. Avec plus d'atticisme, c'est la môme allure chagrine qu'on trouve dans les Démolisseurs^ les Muses d'Etat, Ce gueux de Tacite^ de son virulent ami (septembre-décembre 1861).

A la suite d'un séjour chez Autran (janvier 1859), Laprade, dans une ode à la Provence, écrit ces vers de ferme et harmonieuse facture, qui nous les montrent appuyés l'un à l'autre, en vrais Gémeaux de cette poésie post-lamartiniennc :

Tu fis naître pour moi, sur tes plages sereines, Ce frère liarmonieux, aux splendides couleurs, Qui sait rendre à tes flots les voix de leurs sirènes Et l'accent de Virgile à tes bruns laboureurs.

Mêlant tous deux notre àme et nos rêves sans nombre, Dans ces chants alternés à la Muse si chers, L'élégant Phocéen parle au Druide sombre : Moi, je dis les grands bois, et lui les blondes mers ^.

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