Réserves sur la guerre de Grimée, par exemple
2. Epitres rustiques, I, 3 (A Raoul D...). 11 n'assista pas à rExposilion de 18G7 [Sonnets capricieux, p. 280).
3. Laprade, Œuvres complètes, t. V. Varia, 1. Voir ses lettres de 1866-70, aux pièces justificatives.
Il existe dans XeaKp'iires rustiques des versa madame I
Autran* qui témoignent d'un grand bonheur. De ; leur union un enfant était né, une fille, Louise-
Geneviève-Valentine ^, que madame Autran mit au i
monde à Paris. Pour elle est ce passage, l'un des j
plus délicatement émus de l'œuvre de notre poète :
Emmène aussi ta fille, enfant qui rit et pleure j (Et saurions-nous jamais nous en sevrer une heure?), I
Ta fille aux jours naissants, ta fille qui n'a pas ;
Sur le sol fait encor l'ébauche de ses pas! ]
Que ce soit dans les fleurs, à Fombre d'une haie, j
Qu'on aventure enfin sa marche, qu'on l'essaie '\
A se tenir debout, — et seule, et sans soutien, '
A courir une fois de mon cœur jusqu'au tien. ^ Croissez pour ce jour-là, verts tapis, tendres mousses! i
A ses pieds nus, gazons, épargnez les secousses! \
Oiseaux, enseignez-lui des mots pleins de douceur; i
Lis des champs, dites-lui : Bonjour, petite sœur! j
Je veux que, par degrés, cette âme se compose !
Du miel et du parfum qu'exhale toute chose ; \
Que du cristal de l'onde elle ait la pureté; : Qu'elle ait du frais matin l'immortelle clarté;
Que toute impression suave ou solennelle I Jour à jour la pénètre et sans fin reste en elle;
Que sur le front, sans cesse exempte de tout mal, ! Elle garde le baume et le sel baptismal; En vous, grâce et beauté, qu'elle vive et s'élève; Et qu'à jamais le ciel soit clément à notre Eve!