‹ Joseph de Longueil, sa vie, son œuvreChapitre 154 sur 172 · Henri IV donne ses armes à Turenne. (Chant X · texte numérisé non relu

Henri IV donne ses armes à Turenne. (Chant X

Fiqure. — Devant sa tente élevée à gauche, entouré de nombreux guerriers, Henri IV debout donne ses armes à Turenne incliné devant lui et le charge de soutenir en son nom le défi du duc d’Aumale qui l’a provoqué en combat singulier devant les murs de Paris qu’on voit à droite.

Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.

Le Roi mit dans ses mains la gloire de la France : Va, dit-il, d'un superbe abaisser l'insolence.

Henr. ch. X.

$ VI. — La Henriane, poème suivi de quelques autres poèmes de Voltaire.

De l'imprimerie de la Société typographique de Kehl, 1789, 1 vol. grand in-4°. — Un frontispice et 11 figures dessinés et gravés à l'eau-forte par Queverdo et terminés par Baquoy, Dambrun, Delignon, Halbou et de Longueil.

Ces illustrations sont placées dans un cadre ovale orné de feuillages au sommet et placé sur une sorte de muraille au pied de laquelle une tablette, divisée en deux par un motif de décoration, supporte la légende.

Haut. de la planche, 0,245; Larg. 0,170.

Haut. du sujet. 0,170 ; Larg. 0,138.

4er rar. Eau-forte.

2e Érar. Avant la lettre.

3e Érar. Celui décrit.

493. — Les Membres du Parlement conduits à la Bastille. (Chant IV.) — Le haut du cadre est orné de branches de cyprès retombant sur les côlés et supportant au centre un trophée où on voit des chaînes, des serpents, une épée, un sceptre et une balance.

L'illustration représente le château de la Bastille, dont la grande porte est ouverte et dont les remparts sont couverts de monde. Au premier plan, une foule énorme, dans laquelle on voit quelques femmes et des enfants, s’entr'ouvre difficilement devant des soldats qui cherchent à se frayer passage pour conduire à la forteresse les membres du parlement de Paris. Ceux-ci s’avancent à gauche les mains chargées de chaînes que les soldats tiennent comme des laisses.

Tout le Sénat, enfin par les Seise Dans cet affreux château, Palais de

enchaîné, la vengeance

À travers un vil peuple en triomphe qui renferme souvent le crime et

est mené l'innocence

F. M. Queverdo del. 1118. De Longueil Graveur du Roi seulp. ASPED. IR:

Le motif qui sépare la légende est formé d’un bouclier orné de chaînes et de serpents sur lequel on voit un enfant nu enlacé d’un serpent qui lui mord le cœur. Il s’'avance vers la droitg, tenant à la main une torche enflammée et un poignard, et foulant aux pieds une couronne royale, un sceptre, une main de justice et une balance.

494. — Mort de d’Ailly. (Chant VHI.) — Le haut du cadre est orné de branches de cyprès nouées au centre par un ruban. L'illustration représente une scène de la bataille d'Ivry. A gauche, la mêlée est dans toute sa fureur; au deuxième

plan un guerrier à cheval s’élance au fond en proie à un

Illustrations 305

violent désespoir en voyant le groupe qui est à droite. Ici un jeune homme expirant est étendu à terre au pied d’un arbre; sa jeune femme est à genoux près de lui et s'efforce de retenir le sang qui s'échappe de sa blessure ; un soldat soutient le jeune d’Ailly, un autre tient son cheval ; à terre sont jetés le bouclier, le casque, la lance et la cuirasse de cette victime de la guerre civile ; dans le ciel, la Discorde au milieu des nuées plane sur la composition.

L4 Elle voit son époux, elle tombe Est-ce loi cher amant ? Ces mots éperdue, interrompus, Le voile de la mort se répand Ces cris demi-formés ne sont sur Sa vue ; | point entendus.

F. M. Queverdo (1) del. De Longueil graveur du Roi sculp. APE DR:

En haut de la planche à gauche : Chant VII.

(1) Nous trouvons dans le livre de comptes de J. de Longueil communiqué par M. H. de Longueil, son petit-fils, la note suivante sur les travaux exécutés pour son compte par son élève Quéverdo :

Mémoire de M. Quéverdo et le jour qu'il est entré ché moÿ. Il est entré ché moy le 8 septembre 1768. Ce qu'il a fait pour moÿ depuis :

Je lui redevet sur la belle Gabrielle................. 3 liv. Le prence Turaine qui resois l’'éppée d'Anry 4......... 18 — La ramasseus decerise.. Met. ler. es 18 La. viniet) DAONCGi ane NN RER er 18 — Une petite viniet...... D SR LE EL EEE 9 — Pour les chinois et M. Richard 2 jour................ 12 — MARIN 2 A ER Re ete à em ie note ete 18 — Pour ché M. Richard 1 jour et demi..............,.. 9 — Pour l’eau-forte de M. Richard.....,................ 48 — Reseus de M. Queverdot................ AND ARTE 60 — Reseus de M. Queverdot: Le Sacrifice de Ceresse..... 18 — Reseus loracle d'Apollon: 28 mere nn er 18 — 10! ODA CHADAILTOS 7. ste demie Ter ee 18 — Énée qui anlève son père Anchise........ .........: 18 — Planche pour M-Barbout.. "seen" 12 — Planche: pour M° de Falbaire........21.4 es. 18 — Le sacrifice de Junon......... RE AA EN -PME LCOEE 12 — Orfé qui va chercher Uridisse:, .#....,.4.4.,..., . 18 —

306 Illustrations

Le motif qui sépare la légende représente une urne funéraire portant les lettres D. A. Y.ornée debranches de cyprès, assis à droite un génie, couronné de roses et pleurant, tient une torche enflammée brisée contre terre; à gauche, un petit amour debout, dans l'attitude de la douleur, a également renversé son flambeau.

YOUNG. — LES NUITS, traduites de l'anglais par M. Le Tourneur.

Paris, Lejay, 1770, 2 vol. in-8°.

Haut. 0,132; Larg. 0,085.

495.— La Jalousie. — Fiqure.—Dans un bosquet orné de treillage enguirlandé de roses, une jeune femme est étendue à terre; elle est tournée vers la gauche et s'explique avec un jeune homme qui s’avance précipitamment vers elle, la figure menaçante et cachant un poignard derrière Son dos. |

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