A:P, DR
Haut. 0,124 ; Larg. 0,09.
4er Érar : Eau-forte.
2e Érar : Avant la lettre.
3e Érar : Celui décrit.
L'illustration est encadrée d'un trait qui forme au pied une tablette sur laquelle est inscrite la légende.
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462. — L'Orphelin de la Chine. (Acte V, scène V.) — Une jeune Chinoise entrant par la gauche tend un poignard à son mari, en lui demandant de l’assassiner afin de la soustraire aux obsessions de l’empereur tartare qui opprime son pays.
Tiens, sois libre avec moi; frappe et délivre-nous. L'Orphelin de la Chine, act. V, sc. V.
J. M. Moreau le jne inv. 1756 De Longueil sculp.
463. — La Prude. (Acte II, scèneIV.) — Dans la chambre de la prude, Bartholin, son futur époux, arrache violemment d'un cabinet à droite un jeune homme habillé à la turque et recouvert d’une robe d'avocat; à gauche, une jeune femme, près de laquelle se tient debout une suivante, explique à Bartholin la présence du jeune homme chez elle.
Ah ! ah! notre future
Vos avocats sont d'aimable figure !
La Prude, act. III, sc. 1Ve.
J. M. Moreau le jne inv. 1185 De Longueil Graveur du Roi sculp.
464. — Charlot. (ActeIl,scène III.) — Dans le très riche salon de son château, le marquis de Givry furieux ordonne d’un geste impérieux à Charlot de sortir; celui-ci à gauche se révolte de l’insolence de son maître et est retenu par sa mère et par Julie qui debout entre les deux hommes cherche à apaiser leur colère.
. Sors d'ici tout à l'heure :
Je te l'ordonne.
Charlot, act. V, sc. IIIe.
J. M. Moreau le jne inv, 1785 Longueil sculp.
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l!lustrations 293
465.— La Pucelle. (Chant VII.) — Dans un très joli paysage, La Trémouille et sir Arundel absolument nus se battent en duel; ils s'arrêtent, et l'Anglais montre à son adversaire dans une éclaircie du feuillage des brigands qui enlèvent leurs maîtresses pendant qu’elles regardaient le combat de leurs seigneurs et maîtres.
ROUE 2e Oh! oh! dit le Breton, Dieu me pardonne, on nous a pris nos belles.
La Pucelle, chant VIII.
J. M. Moreau le jnce inv. 1188 Longueil sculp.
466. — La Pucelle. (Chant XII.) — Dans une salle du chÀteau de Cutendre, trois personnages, dont un moine, sont assis autour d’une table abondamment servie; le roi Charles VIT, en apprenant que sa maîtresse habite le chàteau, se lève précipitamment et explique rapidement à Bonneau le motif de son départ inopiné, à l’ébahissement des deux serviteurs debout à gauche derrière le fauteuil
du Roi.
Il en est sûr; il quitte son repas.
Adieu Bonneau ; je cours entre ses bras.
La Pucelle, chant XII.
J. M. Moreou le jnoe del. $ - De Longueil sculp.
467. — La Pucelle. (Chant XIII.) — Chandos, le fier Anglais, à la tête de son armée, a provoqué en combat singulier le roi Charles VII ; Jeanne d'Arc a soutenu l'honneur de son roi, mais elle a été vaincue, renversée par un soubre-
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saut de son âne qui est étendu à terre, à gauche; Chandos à genoux auprès de Jeanne lui a retiré sa cuirasse et recule d’étonnement et de joie en reconnaissant la Pucelle d'Orléans évanouie à ses pieds; à droite, La Trémouille accourt auprès de la noble guerrière.
De la cuirasse il défait les cordons.
Il voit, 6 ciel ! 6 plaisir ! Ô merveille !
La Pucelle, chant XIII.
J. M. Moreau le jeune inv. 1188 Longueil sculp.
468. — La Pucelle. (Chant XVIIL) — Le roi Charles VII et Agnès Sorel, suivis d’une foule de chevaliers, chevauchent dans la forêt d'Orléans ; ils viennent de la gauche et font lever un nuage de poussière sous les pas des chevaux ; le Roi embrasse tendrement sa belle compagne penchée vers lui ; la main tendue, elle lui montre les nombreux prisonniers enchaînés à genoux devant eux.
Mon Roi, dit-elle, avouez que ce jour Est fortuné pour cette pauvre race.
La Pucelle, chant XVIII.
J, M. Moreau le jeune inv. De Longueil sculp.
469. — Memnon, roman. — Dans un très riche salon de Ninive, Memnon est assis sur un sopha auprès d’une jeune femme dont il caresse les charmes ; il interrompt vivement sa douce occupation et se retourne plein de frayeur vers un homme furieux qui entre à gauche, brandissant un
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poignard et un cimeterre dont il menace l'amant de sa nièce.
Comme ils en étaient là, arrive l'oncle.
Memnon.
J, M. Moreau le jno inv, 1184 De Longueil sculp.
470. — Le Blanc et le Noir, roman. — À gauche, sur la place principale de la ville de Cachemire remplie d’une foule anxieuse, un jeune homme mourant, couvert d'une armure, est étendu à terre, soutenu par son écuyer; près d'eux le duc de Cachemire se livre au désespoir, en voyant sa fille éplorée se jeter sur le corps de son amant et le couvrir en même temps de baisers et de larmes. Un petit nègre porte la queue du manteau de la princesse à laquelle va porter secours une suivante descendant précipitamment l'escalier du palais à gauche.
Elle le voit : Ô moment ! Ô vue ! Ô reconnaissance
Le Blancet le Noir.
J. M. Moreau le jeune inv. 1781 De Longueil seulp.
$ V.— La HenriaDe par M. Arouet de VoLramRE, nouvelle édition.
Paris, V° Duchesne, Saillant, Desaint, Panckouke et Nyon, libraires, imprimerie Barbou, s. d. (vers 1710), ? vol. in-8°. — 1 frontispice, | titre gravé avec le portrait de Voltaire en guise de fleuron, {0 figures et 10 vignettes par Eisen gravées par de Longueil,
Voltaire enthousiasmé de ces illustrations écrivit à Eisen :
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« À FERNEY, 14 Auguste 1767 :
« Je commence à croire, Monsieur, que La Henriade ira à la « postérité, en voyant les estampes dont vous l’embellissez : « l’idée et l’exécution doivent vous faire également honneur. « Je suis sûr que l'édition où elles se trouveront sera la plus « recherchée. Personne ne s'intéresse plus que moi aux progrès « des arts ; et plus mon âge et mes maladies m'empêchent de les « cultiver, plus je les aime dans ceux qui les font fleurir.
« Soyez persuadé des sentiments d'estime et de reconnaissance « avec lesquels j'ai l'honneur d’être. »
4er Érar. Eau-forte.
9e Érar. Avant la lettre.
3e Érar. Celui décrit.
471. — Titre. — Sur une planche pointillée s’enlève le titre de l'ouvrage.
Au-dessous se trouve un fleuron. Dans un cadre rond est placé le portrait de Voltaire en costume de cour, la tête tournée de trois quarts vers la droite. Le cadre est orné d'une branche de laurier posée à droite; sur le soubassement orné de guirlandes de roses, qui supporte le portrait, sont posés une lyre, une lampe, une trompette et un poignard.
Ce titre ne porte aucune signature.
Hauteur des titre, frontispice et figures, 0,125. Largeur, 0,088.
472. — Frontispice. — Un poète assis à droite tient à la main une plume que lui offre le divin Homère, la tête ceinte de lauriers, debout derrière lui; une Muse debout à gauche invite aussi le jeune homme à écrire la vie de Henri IV sur le livre de mémoire placé devant lui, appuyé sur les larges épaules de Saturne accroupi à ses pieds. Le poète ainsi sollicité lève les yeux et implore la protection de la Vérité qui, au milieu des nuées, lui
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présente le médaillon du roi Henri IV soutenu par des amours, tandis qu’Apollon offre au poète une couronne de lauriers pour récompense de son travail.
Ch. Eisen inv, et f. 1166 De Longueil sculp.
473.— Entretien dans l'ile de Jersey. (Ghant 1.) En-tête. — Sous des arbres touffus de l’île de Jersey, deux guerriers sont assis à gauche près d’une table ; ils écoutent attentivement les discours d’un grand prêtre qui semble par son attitude leur désigner le ciel et au loin la mer qu'on entrevoit par une échappée des arbres. |
Ch, Eisen inv. De Longueil sculp.
Largeur des en-têtes, 0,091. Hauteur, 0,061.
Les en-têles sont entourés d’un cadre.
474. — Entrevue de Henri III et de Henri de Navarre. (Chant 1.) Figure. — Sous un ciel brumeux, au premier plan d’un paysage dans lequel on distingue au fond à gauche la Sainte-Chapelle et Notre-Dame de Paris, et à droite une tour à demi noyée dans la verdure, Henri IIT et Henri de Navarre couverts de leurs armures sont descendus de cheval; en présence de leurs suites qui se tiennent à l'écart, les deux Rois causent amicalement et forment, pour la reddition de la capitale, une alliance que les liens du sang n'avaient pas suffi à établir. |
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp, 1166,
Paris nous méconnaît, Paris ne veut pour maitre, Ni moi qui suis son Roi, ni vous qui devez l'être.
Henr, ch. I,
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4795. — La Reine d'Angleterre recoit la tête coupée de son ennemi. (Chant IL.) £n-tête. — Dans un riche appartement à gauche, la reine d'Angleterre est assise sur un trône; deux dames sont debout auprès d’elle, et toutes trois paraissent accablées d’effroi en voyant un soldat qui leur présente la tête sanglante d’un ennemi.
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.
476. — Entrevue de Henri IV et d'Élisabeth reine d'Angleterre. (ChantIl.) Figure. — Dans la salle du trône de son palais, la reine Élisabeth d'Angleterre est assise à gauche sous un riche baldaquin. Elle écoute avec un certain air narquois les raisons que lui expose Henri IV assis à droite, en sollicitant l'appui de l'Angleterre pour abattre la Ligue.
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.
Reine, l'excès des maux où la France est livrée, Est d'autant plus affreux, que leur source est sacrée. Henr. ch. II.
477. — Allégorie à la mort du duc de Guise. (Chant II.) En-tête. — Au milieu des nuées, la Mort aux ailes déployées, tenant à la main la faux de la destinée, soutient debout sur un autel antique le médaillon du duc de Guise autour duquel le peuple éploré vient témoigner son affection et ses regrets.
478. — Assassinat du duc de Guise. (Chantll.) Figure. — Dans la vaste salle d’un palais, de nombreux soldats armés jusqu'aux dents sortent précipitamment de l'appartement
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de droite, et se ruent sur le duc de Guise agenouillé à gauche et demandant merci à ses assassins impitoyables.
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Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.
Le Roi dont il ravit l'autorité suprême Le souffrit lâchement, et s'en vengea de même.
Henr. ch. II.
479. — Envahissement du Parlement. (ChantIV.) En-tête. — De nombreux soldats ont envahi la grande chambre du parlement et, sur l’ordre de leur chef debout à droite, ils arrachent de son siège le président de l’assemblée debout à gauche, les mains enchaïnées.
Ch. Eisen inv. De Longueil seulp.
480. — Entretien de la Politique et de la Discorde. (ChantIv.) Figure. — Sous la riche architecture d’un palais, la Politique, sous la figure d’une jeune femme ayant rejeté en arrière la coiffe qui lui couvrait la tête, et tenant à la main le masque qui lui cachait le visage, s’élance du trône placé à droite, et se précipite dans les bras de la Discorde. Celle-ci s'’avance à gauche sous la figure d'une vieille femme, aux ailes de chauve-souris, la tête ornée de serpents frémissants, tenant dans chaque main des brandons embrasés ; au pied de ces deux personnages, la Haine et la Duplicité sont couchées sur les marches du trône.
Ch. Eisen inv. De Longueil seulp.
À peine la Discorde avoit frappé ses yeux, Elle court dans ses bras d'un air mystérieux.
Henr. ch. 1Y.
481. — Mort de Henri III. (Chant V.) En-tête. — À gauche, couché dans un lit orné d’un vaste baldaquin, le roi Henri HI
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mourant tient la main de Henri de Navarre debout près de lui et pleurant. Il lui remet le gouvernement de la France et lui recommande son peuple bien-aimé. Au fond de la pièce à droite, les soldats et les seigneurs se précipitent autour du roi mourant.
Ch. Eisen inv. De Longueil seulp.
482. — Songe de Jacques Clément. (Chant V.) Figure. — A gauche, couché sur un lit, le moine Jacques Clément embrasse avec transport le poignard que Henri de Guise debout à droite vient lui remettre, en l’engageant à tuer le roi pour venger l'autorité menacée de l'Église. A gauche, dans les plis des épaisses draperies qui ornent un baldaquin, on voit le génie du fanatisme qui plane au-dessus du jeune moine et semble le fasciner de ses regards.
Ch. Eisen inv. De Longucil sculp.
Trop aisément trompé, le jeune solitaire Des intérêts des Cieux se crut dépositaire.
Henr. ch. V.
483. — Délibération du parlement sur la vacance du trône. (Chant VI.) £n-tête. — Dans la grand'chambre du parlement, un trône vide est dressé au fond. Autour, sont assemblés les maîtres de Paris ; ils regardent le légat du pape, debout à gauche, auquel le duc de Mayenne qui vient d'entrer escorté de ses soldats adresse un discours.
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.
484. — Apparition de saint Louis à Henri IV. (Chant VI.) Figure. — Devant les murailles de Paris que Henri de Navarre va livrer à l’assaut, au milieu des nuées, apparaît à
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droite la figure de saint Louis, qui exhorte le prince à épargner la capitale dans laquelle il doit entrer en roi. A gauche, le prince debout au milieu des guerriers étend les bras vers l’auteur de sa race et lui promet de suivre ses avis.
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp, Dans Paris, 6 mon Fils, tu rentreras vainqueur, Pour prix de ta clémence et non de ta valeur. Henr. ch. VI.
485. — Saint Louis fait lire à Henri IV la destinée de sa race. (Chant VII.) £'n-tête. — À gauche, saint Louis conduisant Henri IV lui montre, ouvert sur un autel à droite, le livre du Destin, où le prince lit l'avenir de sa race.
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.
486. — Songe de Henri 1V. (Chant VIL) Figure. — Henri IV dort à droite étendu à terre ; des amours voltigent autour de lui et l’enchaînent avec des guirlandes de fleurs, tandis que saint Louis porté sur des nuées s'incline vers le Roi et lui place la couronne royale sur la tête.
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Ch. Eisen inv, De Longueil seulp,
Louis en ce moment prenant son diadème, Sur le front du Vainqueur il le posa lui-même.
Heor. ch. VII.
487.— Henri 1V accepte la soumission de la Ligue. (Chant VIT.) En-tête. — À gauche, Henri IV s’avance à cheval suivi d’une suite nombreuse et adresse la parole aux ligueurs vaincus et implorant à genoux leur grâce et leur pardon.
Ch. Eisen inv, Longueil sculp,
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488.— Henri IV à la bataille d'Ivry. (Chant VHL.) Figure. — À droite, Henri IV à cheval se retourne à demi vers les nombreux cavaliers qui l’accompagnent ; leur montrant le champ de bataille d’Ivry qui s’étend au loin, il les exhorte à s’élancer avec lui contre l'ennemi.
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Ch. Ei en inv. s De Longueil seulp.
Vous êtes nés François et je suis votre Roi.
Voilà vos ennemis, marchez et suivez-moi.
Henr. ch. VIII.
489. — Mornay enlève Henri IV à l'amour. (Chant IX.) £ntéte. — À droite, sous un bocage épais où voltigent des amours, une femme éplorée est assisse à terre regardant avec désespoir Henri IV son amant, entraîné vers la gauche par son ministre Mornay.
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.
‘490.— Amours d'Henri 1 Vet de Gabrielle d’Estrées.(ChantIX.) Fiqure. — Dans un bosquet touffu, au pied de la statue de Vénus, Henri IV presse tendrement dans ses bras la belle Gabrielle d’Estrées ; des amours jouent avec les armes enlevées au Roi, d’autres entourent de fleurs les deux amoureux si occupés d'eux, qu'ils n’aperçoivent pas le fidèle Mornay qui vient à gauche les arracher à leurs tendres épanchements.
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.
Sous un mirthe amoureux azyle du mistère D'Estrées à son amant prodiguoit ses appas.
Henr. ch. IX.
491.— Discours de la Vérité au Roë. (Chant X:) En-tête. — Sous sa tente, à droite, Henri IV s’est levé et il écoute
1/lustrations 40€
les conseils de la Vérité qui apparaît à gauche au milieu
des nuées.
Ch. Hein De Longueil sculp.