Acte III, scène XIII
Ce drame fut imprimé assez longtemps après la première
représentation, puisque l'approbation du censeur royal Marin est datée du 6 décembre 1769; peut-être l'illustration, qui est fort belle, en est-elle la cause.
Le Mercure de France et les autres feuilles de cette épo-
que en donnèrent l’analyse, et nous reproduirons celle du Mercure de mars 1769, art. C'omédie-Française :
« Un menuisier Frick a adopté le jeune Thomas, nourri aux enfants trouvés et dont il ignore la naissance ; charmé de ses talents, il lui donne sa fille Molli en mariage ; ceux-ci ont deux enfants, un de 3 ou 4 ans et l’autre à la mamelle. Un domestique de Lady Lallin nommé France vient leur proposer de la part de sa maîtresse deux cents marcs d'argent pour faire voyager le jeune Thomas et le perfectionner dans son métier. L'offre étant refusée, France offre cinq cents marcs en vantant beaucoup la générosité et l'honnêteté de sa maîtresse. Cependant Lady Lallin n’a fait cette offre que pour éloigner Thomas de l’Angleterre, sachant qu'il est le seul rejeton des Lords Spencer dont elle a recueilli les biens. Les preuves de la naissance de Thomas sont déposées chez Lord Kiston, frère de Lady Lallin. Lord Kiston apprend à Thomas le secret de sa vie: son père, craignant pour lui pendant les derniers troubles, l’a fait élever secrètement aux enfants trouvés sous un nom supposé ; il est lord et pair d'Angleterre, mais la loi anglaise défend à ceux-ci de se marier sans la permission du Roi, donc son mariage est nul. Thomas cependant ne veut pas se séparer de la mère de ses enfants ; Lady Lallin en profite pour faire exiler le rebelle à Calais et enlever un de ses enfants ; Thomas, prévenu à temps, accourt,
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« l’arrache aux ravisseurs et revient avec l'égarement de la « fureur et de la joie le remettre dans les bras de Frick son « père adoptif; pendant ce temps Molli s’est jetée aux pieds « du Roi, avec son autre enfant dans les bras, et en a obtenu « la confirmation de son mariage et la reconnaissance de tous « les droits et dignités de son mari.
« Le public a trouvé de l'intérêt dans cet ouvrage qui a été « applaudi et très bien joué; on a admiré surtout l’action vraie « et énergique de M. Molé au moment où il apporte son enfant. »
L'Avant-Coureur du lundi 19 février 1770 annonce la publication de ce drame sans donner le nom de l’auteur et ajoute: « L'auteur a eu soin d'écrire la pantomime de sa pièce et il l’a « ornée au commencement d’une estampe qui nous remet sous « les yeux le costume du temps. Le sujetide cette estampe, qui « nous rappelle un des moments les plus intéressants du drame, a « été dessiné par M. Moreau le jeune et gravé par M. de Longueil, « dont le burin fini et soigné est très propre à rendre les « moindres détails des objets. »
BRIDEL. — POÉSIES HELVÉTIENNES, par M. B‘*. |
À Lausanne, chez Mourer, 1782, in-8°. — Un frontispice de Brandoin gravé par de Longueil, un fleuron et deux en-tête par Dunker et Brandoin gravés par Tardy.
{er Érar. Eau-forte.
2e EÉrar. Avec l’adresse.
3e Erar. Celui décrit.
76. — Frontispice. Haut. 0,13; Larg. 0,084. — Dans un joli paysage, dont le fond est occupé par un lac,
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des arbres s'élèvent de chaque côté en berceau pour former une sorte de cadre ; au premier plan deux femmes sont assises à terre ; à droite, l'Élégie incline sa tête couverte d’un voile de deuil sur une urne, qu'elle tient dans ses bras; à gauche, l'Idylle tourne la tête ornée de lierre, vers le fond du paysage où elle contemple les eaux, les bois et les montagnes, avant d'écrire les églogues sur le livre posé ouvert sur ses genoux, de la main droite elle tient sa plume posée sur la couronne de roses etla flûte qui sont à terre.
Brandoin inv. De Longueil sculp.
A Lausanne chez Mourer.
CABINET DES FÉES, ou collection choisie des contes des fées et autres contes merveilleux, ornés de figures.
Genève, Barde, Manget et Cie et Paris, 1785-1789, 41 vol. in-8°. — 120 figures par Marillicr gravées par Berthet, Biosse, Borgnet, Choffard, Croutelle, Dambrun, Delignon, Delvaux, Duponchel, Fessard, Gaucher, de Ghendt, Godefroy, Gournaz, Halbou, Jonxis, Langlois, Langlois jeune, Lebeau, Legrand, Leroy, Leveau, Le Villain, de Longueil, Malapeau, Me de Mouchy, Patas, M! Retor, Texier, Thomas et de Valnet.
Haut. 0,137; Larg. 0,068. — Ces illustrations sont entourées d’un cadre avec tablette au pied.
1er Érar. Eau-forte.
2e Érar. Avec la tablette blanche.
3e Érar. Celui décrit.
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77. — Histoire de Barbe-Bleue. (Tome I.) — Dans un vestibule orné de colonnes, Barbe-Bleue lève son bras armé d'un sabre pour en frapper sa femme à genoux, qu’il tient par les cheveux, mais il est arrêté par les frères de la princesse qui se précipitent de la droite.
La Barbe bleue. Tome 1, page 3.
Dans ce moment on heurta si fort à la porte que la Barbe bleu s'arrêta tout court.