‹ Joseph de Longueil, sa vie--son œuveChapitre 11 sur 137 · ALLÉGORIES A L AVÈNEMENT AU TRONE DE LOUIS XVI ET DE MARIE-ANTOINETTE · texte numérisé non relu

ALLÉGORIES A L AVÈNEMENT AU TRONE DE LOUIS XVI ET DE MARIE-ANTOINETTE

d'après C. N. Coghin.

Nous empruntons au savant catalogue (n^"' 334 et 336) que M. Em. Bocher vient de publier de Yœuvre d'Augustin de Saint-Aubin les notes suivantes relatives aux

Estampes 59

deux premiers états de ces belles compositions allégoriques :

!•' État. Eau-forte pure. Le médaillon ovale seul avant l'encadrement. En bas, au-dessous du trait ovale entoura ût ce médaillon, à la pointe et au rebours : Augustin de Saint-Aubin aqua forH sculp. n75.

2* État. Eau-forte pure avec Fencadrement; Tinscription à la pointe qu'on lit à l'état ci-dessus a disparu. Dans une épreuve de ce 2* état qu'on trouve au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, on lit en bas, au crayon, de la main de Saint-Aubin : C. N. Cœkin fUius delin. AuguS' tin de Saint- Aubin aquà forti seulp. La bordure par P. P. Cboffard.

3* État. L'épreuve terminée; la signature de A. de Saint- Aubin a disparu ; la signature du graveur est posée en face de celle du dessinateur, mais les vers et la dédicace n'y sont pas encore.

4* État. Celui décrit.

12. — Louis XVI soutenu par Minerve et TMmis. — Sur un fond de tapisserie fleurdelysée se détache un médaillon ovale de 0,15 de haut sur 0,10 de large, dont le cadre est formé d*un épais tors de laurier; au sommet de ce cadre, une colombe, tenant un rameau d'olivier dans le bec, domine un trophée formé du sceptre, du glaive, de la main de justice et du miroir de la vérité.

Dans le cadre, le jeune roi Louis XYI, la tète ceinte de lauriers, au-dessus de laquelle deux amours soutiennent une couronne royale rayonnante, appuyé à gauche, sur la Justice {dont le bandeau est levé sur le front), qui foule aux pieds le Mensonge sous la figure d'une mégère tenant à la main le masque qui lui couvrait le visage, est présenté par Minerve à la France ; celle-ci, couverte d'un manteau fleurdelysé, transmet au jeune prince les vœux de son peuple, qu'on voit à droite dans une attitude suppliante.

Estampes

Armoiries: Técu de France c< (tazur à trois fleurs de lys (torn sommé de la couronne royale et entouré de lauriers.

L*Ab<mdanee et lei Arts, Refleuriaaent enfin par Bettauratew dee ÙÂx, Et Mourit d t aspect de

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leê Talent^ la Justice ses soins généreux, il foule aux pieds le vice, tout un petite heureux,

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13. — Marie^Antometle accueillant les vcsux de la France, — Sur un fond de tapisserie fleurdelysée, se détache un médaillon oyale dont le cadre est formé d*un épais tors de feuillages ; au sommet du cadre, une colombe vrent déposer une couronne de fleurs sur un trophée formé de la torche et du carquois de TAmour.

Dans le cadre, Marie-Antoinette, au-dessus de laquelle les trois Grâces enguirlandées de roses soutiennent la couronne royale , assise sur le trône en grand habit de cour, relève la France couverte d*un manteau fleurdelysé, à genoux devant elle. Autour de la reine, sont groupées TAbondance qui tient une corne, la Sagesse sous la figure de Minerve tenant d'une main une couronne de roses au-dessus de la tôte de la reine et de Tautre un bouquet de fleurs de lys; la Bonté tenant un agneau dans ses bras ; la Charité tenant un pélican qui se perce le flanc et TAmour du peuple qui tient une colombe.

Armoiries : deux écussons accolés sous la couronne

Estampes

royale ; celui de gauche : « dazvar à trois flétans de lys cPor » qui est de France ; celui de droite : « écartelé au

1 coupé fascé cTorgent et de gueules^ et d'argent à la croix de Lorraine d'or; au 2 d'azur au lion d'or; au 3 d'azur bandé émargent; au 4 de Médicis; sur le tout coupé d'argent à

2 fasces de gueules^ et d'or à la bande de gueules qui est d*Autriche. »

Les Gràeeê sw son front Minerve vn Lys en maint Et touttet le» Vertu»

Atsurent àjamaû à Le prix du bonheur

PmûnrTB a la Riikb par mi tm kmbl*

toutiennent la couronne; la France à »e» genoux, environnant son Trône, ton Augiute époux^ qu'il nou» donne.

très «MMnBt etUéU S«ù«t if Loiiookil.

j C. N. Coehia Ib, «t.

0« LoaipMil Kulp.

i Piris, cImi l'ABirar, rm» de Sève, Ti»-è-*if Im Ucarable*.

ALLÉGORIES A LA NAISSANCE DU DAUPHIN DE FRANCE, d'après C. N. Cochin.

Haut. 0,25; Larg. 0,462.

14. — Louis XVI présente le Dauphin à son peuple. — Cette estampe e^ la reproduction de celle décrite sous le n* iâ. On a cependant modifié Tattitude de la France qui tient ici un petit enfant nu orné du cordon de Tordre du Saint-Esprit qu'elle présente au peuple sous les regards du roi.

Dans la tablette qui est au-dessous du médaillon on a

Estampes

changé les vers de Testampe n"* i% pour les approprier à la naissance du Dauphin :

Peuple, de ton bonheur Minerve lui promet Par ce Dauphin naUêont, Ainsi que par Louis,

Né le SI

If. C(mUb 4«L

voit le précieux gage l dé sublimes destins, la France te présage^ les Jours les plus sereins.

D* L«ag««0, frtvnr d« A«

A Pant, chu l'Astow, ra« d« S«?«, ?i»-i-m In lacanblca.

16. — Marte- Antoinette confie te Dauphin à la France. — Cette estampe, qui forme le pendant de la précédente, est la reproduction modifiée du n^ 13 : la reine ici tient dans ses bras un petit enfant orné du cordon de Tordre du Saint-Esprit, qu*elle déposé dans les bras de la France ; les vers ont aussi été changés :

O Reine, quel prêtent Ce Bejetton des Lys Aura de votre cceur Et du Roi votre Époux,

Né le n

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