XVI INTRODUCTION
car ce fameux traité de 1815 était un coup droit i)orlé à la suprématie poutificale. Cette prétendue machine de guerre, destinée à préparer le triomphe de la religion chrétienne et à tuer le libéralisme, méconnaissait dans le pape la qualité de vicaire de Jésus-Christ; car une tentative de réunion des chrétiens était faite, à Texclusion du pape : « Cet acte, a dit Montalembert, est certainement un des plus touchants et des plus solennels de Thistoire des rois, et rien n'autorise à élever le moindre doute sur la sincérité des souverains qui y apposèrent leur signature. Le traité fut conclu à Paris en 1815 : les trois autocrates se séparèrent, et s'en retournèrent chacun dans ses Etals : François P'", pour y conserver scrupuleusement, pendant ses quarante-cinq ans de règne, la législation de son oncle Joseph II contre l'Église; Alexandre, pour expulser et dépouiller les Jésuites, sans avoir aucun crime à leur reprocher; Frédéric-Guillaume, pour y entamer contre TEglise le système qui de\ait aboutir à la prison et à l'exil de l'archevêque de Cologne ' ».
Ainsi, sur tous les points de l'Europe, auprès des souverains et des peuples, la papauté avait perdu ses anciens titres au respect et à l'admiration; Mazzini, faisant une rapide revue de cette histoire de la papauté, résume la période qui nous occupe en quelques phrases saisissantes : « Fuis arrivait le torrent, dit-il; arrivait la lave révolutionnaire, qui précil)ilait du trône le passé tout entier. Fuis Napoléon,