‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 119 sur 152 · Corrcsp., l. VI, p · texte numérisé non relu

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celui qui a dépensé vingt mille roubles pour nous faire insulter par un enfant (en science), voudra supporter les représailles ' "? »

Il nous est impossible de répondre à ces questions; un dépouillement sérieux des périodiques russes ne peut se faire qu'en Russie, et à cause des troubles récents de ce malheureux pays, nous n'avons pas reçu les renseignements que nous avions sollicités -. Mais comme l'apparition du livre coïncidait avec une réaction anticatholique en Russie, il est probable qu'il fut interdit, et, par suite, les revues n'ont pas pu donner de compte rendu. Seul, le petit groupe des vieux catholiques et des nouveaux convertis, personnellement connus de J. de Maistre, dut se |)assionner pour l'ouvrage qui déployait contre les orthodoxes toutes les ressources de la science occidentale.

Stourdza, qui y était réfuté sans être nommé, ne releva pas le défi. Il était à la veille d'abandonner le service de la Russie : quand parut son livre sur la Grèce en 1821, il fut mécontent qu'Alexandre abandonnât ses compatriotes, et il ne voulut plus le servir.

Le czar connut certainement l'ouvrage de l'ancien ambassadeur; car le départ de J. de Maistre dans les circonstances que nous avons relatées, ne mit pas fin à ses relations avec l'empereur. En voici la preuve. Le 1" mai 1819, J. de Maistre écrivait à M. le Marquis *'* une longue lettre Sur Vêlai du christianisme en Europe: il y

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