‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 148 sur 152 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons l'ait nos réserves sur la documentation de ce livide du Pape; nous avons montré linsuffisance du travail qui avait précédé sa composition, et les inexactitudes involontaires ou de parti pris qui altéraient la sérénité dune œuvre, où les doctrines ont la prétention de sortie" des faits. Nous avons dit combien de citations tronquées, mal comprises, de seconde main, servaient (le base aux affirmations tranchantes de fauteur. Esprit profondément religieux, il mit ses idées en harmonie avec ses croyances; sa théologie, sa philosophie, ses opinions monarchiques, il unit tout dans une synthèse en apparence fortement liée. Croyant à la nécessité de ce dogme de rinfailliliilité qu'il voulait imposer à la conscience catholique, il sembla croire que toutes les idées, même profanes, qui servaient à sa défense, participaient à son caractère de vérité. « L'oracle, comme on a dit, a souvent exploité le dieu au gré de ses passions politiques '. » Si l'on confronte ses vues avec Thistoire le prestige s'évanouit.

Dédaigneux des textes et des documents, c'est avec l'idée pure, l'idée impali)able. intangible, immatérielle, qu'il élève ces constructions audacieuses de la pensée, dans les({U(>ll('s il rnfcrmc les lois de l'histoiri* et les

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