X INTRODUCTION
d'après le concile de Trente, la confirmation du pape n'est pas obligatoire pour les conciles nationaux; entin on abolit linquisilion, malgré l'opposition du nonce Gravina.
Une tentative d'église nationale l'ut laite en Italie; le grand-duc Léopold de Toscane voulut soustraire ses évoques à l'autorité immédiate du pape : le synode de Pistoie, en 1786, élabora, sous la direction de l'évoque Scipion Ricci, un plan de réformes, calqué sur la déclaration de 108:2. Ricci pose en principe la reconstitution de l'Église primitive, et l'appuie sur cette l'ormule : « Le souverain législateur et le ponlife éternel des chrétiens, déclara qu'il n'était pas venu au monde pour être servi, mais pour servir ». Le pape, à plus forte raison, n'est que le serviteur des serviteurs de Dieu; il n'a pas le privilège de l'infaillibilité,qui repose dans le corps des pasteurs. Le pouvoir civil doit revendiquer ses droits sur l'Église; il faut que le clergé « fasse rentrer la puissance civile dans tous ses droits propres, usurpés ou aliénés par une piété mal entendue au préjudice de la société ».
Pie VI condamna ce synode par la bulle Auctoreni fidei, qui revendiquait les droits du saint-siège : « Il ne faut pas, disait-il, passer sous silence l'insigne et frauduleuse témérité du synode de Pistoie, qui a osé non seulement parler avec éloge de la déclaration du clergé de France de 1G82, depuis longtemps improuvée par le saint-siège, mais encore entrepi'cndre de la revêtir d'une plus grande autorité, en la renfei'mant insidieusement dans un décret de la foi, en adojitant ouvci'tement les articles (ju'elle contient.
i.NïnonrcTiON. xi
cl en sccIImiiI . |»;ir une iiroIVssion ])ulili([ii(' cl solennelle (le ces Mrliclcs, les piineipcs cpars dans ce nicnic (léerel ».
I*i(; \l {'ni encore amit;('' \);\v la perle de plusieurs de ses possessions, cl le liailé de Tolenlino (révrier 17!I7 enlevait au pape, oulre Avignon el le eonilal Venaissin, les légalions de Fenaie, de Boloi^ne et de Havenne. L'année suivanle. la répultlique était proclamée à Home, cl cnlin, l^ie VI exilé à Valence, y mourut (1799j.
La signature du (loncordat et le couronnement de Napoléon rendirent à son successeur Pie MI une partie de son iidlucnce; mais quand la lutte éclata entre le saint-siè<^-e et la France, plusieurs évè(|ues d'Ilalie |)rirenl parti pour le pouvoir civil. Ain^i le Monileur, en 1811, inséra les déclarations des évèques de ÏNovare, de Forli et de \ érone (11 et 16 février, 1"" mars), qui s'élevaient contre Finstitulion canoni((ue et le sernieul de lidélilé au pape : « Les évècjues, disait lun deux, ne sont pas les vicaires des souverains pontifes, mais les véritables ordinaires de l(Hirs diocèses ».
Le spectacle de cette ruine de la suprématie pontificale n'était nulle part [)lus désolant que dans cette Russie, devenue alors, par les circonstances, l'arbitre de rFurope. Nous verrons en détail les polémiques (pii s'élevèrent entre les orthodoxes et les catholiques, et nous moidrerons combien le pouvoir civil était jaloux de défendi-c ses préioi^ntiv es religieuses. (Juil nous suflise. ici, de citer une preuve remar([uabK' de sei'vilité, donnée par l'archevccpu; de .Mohilolï", [)rimat