l.cs origines du vieux catholicisnw, 1900, p
INTHoIKT.TION. I\
l.iiiiiii|iic. I)aii- Ic^ fliiiircs. diiii^ la |)rr>st', il ii'tHaiL pas larr (rciilfiiiiic <lcs |»liili|)|)i(jii('s ciillanimées C()iili-(^ l'Éf^lisc calli()li(iue <•! ooiilrc le |»a|)('. \a\ ISO."», dans une séance rameuse du parlenieiil , sur lénianeipalion des eaLli()li(|ues, uu oi'aleur sexprimail ainsi : « .le pense, el même je suis eerlain, <pie le pa|)(^ n'est (pi une misérahh' mariouiielle entre les mains de rnsurpaleur du Irônc des Bourbons; (|u il n'ose pas faire le moimlre mouvcmonl sans l'ordre do Napoléon; et cpie si ce dernier lui demandait une bulle pour animer les prêtres irlandais à soulever leur troupeau contre leur gouvernement, il ne la rel'useraii poinl au despote ' ». Les ouvrages de certains théologiens anglais, tels que Faber, Cuningliam, l»u(lianan, llarlley, Fère, etc., saluaienl dans larreslalion de Pie VII V accomplissemcnl des pi-ojjltelics et la (in de la corruption papale.
Les pays d'obédience par excellence, l'Espagne et l'Italie, avaient, eux aussi, pendant le wm"^ siècle, relAclié les liens ('Iroils (pii les assujetlissaieni à la suprématie de la papauté. Les Bourbons d'Lsi»agne n avaient pas mené a\ec le moins d'ardeur celle campagne (pii al)oiili[ à la suppression oi'licielle des Jésuites. Lorscpie l'Lspagne, en ISiO, sortit victorieuse de la redoutable guerre d'indépendance, la constitution (|u'elle se donna était nettement libérale, et infligeait un véritable échec à l'intluence ultramontaine : on y discuta sur la manière de s(> passer du pape dans l'institution des évècpies; on rappela (|ue
I. l'urluiim-ittitry ilrbalcs, vtii, IV, i.iiinlnii. ISO"). in-S, tul. 72li, cité par J. de iMaislrc, Du Pape, liv. 11, cli. vi, p. 2(i:j.