‹ Joseph-Israël Tarte [microforme]Chapitre 1 sur 2 · LL · texte numérisé non relu

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Laurier et il n’a Montréal le grand honneur et le &rand service d'être

représenté dans le SOuvernement du Canada.

ui, sans Israël Tarte, la métropole du Canada,

4 vité commerciale et industrielle, Je { Port qui fournit Je er

craint de dire q

renferme, n'auraient Pu fournir un ministre à l'Honorable M. Laurier, 1] nu importer Israël Tarte, l’arracher à Saint-Jeanbervil]

Écosse Et si Saint-Jean-Iberville voulu nous le céder, Montréal

ns le Cabinet, et la division de Sainte-Marie en était uite, comme de Coutume, à se conten

ter d’un mandataire honnête mais obscur. ..

N'est-ce pas que nous devons voir là le doigt de 4 la Providence ? Seulement, laissée à elle-même, cette

à aplanir les immenses jobstacles qu'il y avai Mais Tarte et ses

ondescendre à aider cette brave Providence. Aussi le doute n’a.t-il pu durer longtemps devant une telle Coalition.

J L. Tarte est donc candidat à Sainte-Marie : Candidat libéral et OUVRIER.

: € qui tient-il ce droit de se dire

ouvrier ” ? Du droit qu'il a

L Prendre son bien là où :l

n'avait pas restait sans représentant

“ Tibéral et possédé de tout temps de

le trouve. Entré dans le

u'il allait rendre à

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cabinet Laurier en se déclarant conservateur, il y est resté en dépit des vrais libéraux : depuis une dizaine de mois on le voit avec le panache libéral et aujour: d'hui il est, en plus, “ouvrier” Toutes ces métamorphoses qui ne lui coûtent rien, seront suivies d’autres indéfiniment. S'il y avait, pour la forme, des prohibitionnistes ou des patrons de l'industrie dans Sainte- Marie, Israël Tarte allongerait ses titres, voilà tout.

J. I. Tarte a besoin de représenter une division de l'île de Montréal. Son but est clair, bien arrêté et bien dangereux! 11] veut priver M. Préfontaine d’un portefeuille. Vous remarquerez ceci : Tarte n’a décidé définitivement de se présenter dans Sainte-Marte que le jour où M. Préfontaine eût bien clairement donné à entendre qu'il restait dans Maisonneuve.

J. I. Tarte réussissait donc. Montréal ne pouvait avoir deux ministres de langue française dans le cabinet fédéral—-ce serait donc lui qui aurait le portefeuille, et à l'eau, Préfontaine |

M. Préfontaine, qui est aussi l’un des Canadiens les plus vigilants, vient de jouer à Israël Tarte le vilain tour d'accepter la candidature dans Terrebônne. De, sorte que boss Tarte se trouve avoir manqué unc' grosse partie de sa manigance. Reste l’antre : sor. élection dans Sainte-Marie, Cela dépend de vous.

Nous venons de vous expliquer les raisons intimes qui ont poussé Tarte du côté de Sainte-Marie ; nous allons maintenant esquisser à grands traits la carrière de l’homme. Elle l’a été souvent mais il n'est pas superflu de refaire cette besogne, sans animosité, sans esprit d’injustice, rien que dans un but d'utilité publique. 4 ;

ne quart de siècle, et alors ju le Bouvernement de Mackenzie était au pouvoir,

our: Propriétaire du Canadien— nor- ivai tres ibi- Personne à Québec ne voulut accepter la tâche nte. ns les conditions où nn la voulait: personne à t. Montréal, non plus, En cherchant dans les coins et ion recoins, on découvrit à Saint-Lin un homme qui avait s et éjà donné des Preuves de son savoir-faire. Tarte fut Pun donc importé à Québec.

idé . Îl s'essaya d’abord la main contre M. Cauchon— que * |. S0n parent—dont tout le tort consistait à avoir déserté né les rangs conservateurs pour donner fair play à la nouvelle administration libérale.

pait uis il inventa l'infamie de l'influence indue ; le C'est-à-dire qu'il ameuta une partie du clergé contre le rte- parti libéral, et son premier succès fut de faire battre M. Pierre A. Tremblay, un de nos plus vaillants ns champions, par sir Hector Langevin.

ain di 0 Mis en goût par cette réussite, il prépara et ame. De; na la défaite de Wilfrid Laurier dans Drummond. ne! î Arthabaska, enrayant ainsi à ses débuts une Carrière or! qui devait être si précieuse Pour les libéraux Assez longtemps après une ridicule tentative de Les se faire élire à Québec-Centre, notre homme se fait LH choisir à Bonaventure, C'est le point de départ d’une : . série de trahisons et de méfaits. Il lâcha Chapleau as lors de la vente du chemin de fer du Nord, pour des ns 1 raisons qui re sont pas d'ordre public; il lui revint Je,

BTace aux savants arguments employés par L. À. Se. | ; à j |

nécal. Entre temps, il tripota au conseil de ville de Québec. Le jour de la pendzison de Riel, il se joint au partii national ; quelques semaines plüs tard, il tire à boulets rouges sur ce parti.

Plus tard, Tarte n'ayant pu obtenir de sir Hector Langevin que ce dernier lui achète les papiers qu'il possédait au sujet de McGreevy, il se fit élire comme

conservateur dans Montmorency, puis dans l'Islet et

monta à Ottawa, appuyé en cachette par Chapleau qui ‘voulait la ruine: de Langevin. Mais, un jour, voyant les chances du parti libéral grandir, il passa

dans le camp de Laurier et intrigua de façon à arri-

ver au poste de meneur en chef. Après la victoire du 23 juin 1896, il s'imposa comme ministre et il n'a depuis ce temps-là cessé de faire la guerre aux vrais libéraux.

Depuis qu'il est ministre, M. Tarte, il faut le reconnaître, a mis en continuelle application le principe que la meilleure politique est celle qui commence par soi. Sa famille est ts la Famille Heureuse.

entre toutes. La moitié de ses membres vit à Paris,

l’autre à Montréal—sans parler de la maison montée du Père à Ottawa.

Les fils Tarte qui n'avaient pas cent livres de caractères typographiques, il ya cinq ans, sont maintenant propriétaires d’un journal quotidien et d’un vaste atelier d'imprimerie rue Saint-Gabriel. Ces jeunes messieurs ont chevaux, voitures, bicycles, etc. Ils profitent de la sitüation de leur papa pour mettre la main sur toutes les impressions du parti.

Le ministre est maintenant propriétaire d’une des

és

valerie du Travail, laquelle dut fonder

“empêcher Saint. Souveur, un

er dans les travail ni ici ni à Ottawa

OUVEz-Vous nous expliquer, braves ouvriers de la: Division Sainte-Marie,

comment il se fait que Tarte qui n'avait pas, il Y a cinq ans, de quoi faire bouillir sa marmite, est devenu si grand seigneur ?

11 demande vos votes aujourd’hui le chapeau à la main, et demain si vous VOUS présentez À son bureau, il vous dira de sa. Sä.++. sacrer votre camp

M. Tarte se dit candidat Ouvrier parce qu'il est ministre des Travaux Publics, il devrait plutôt donner POur raison qu'il est l'artisan de sa propre fortune et de celle de tous les siens.

qui durent se mettre en grève pour l'obtenir. Nous nous étonnons qu’il ne mette Pas au nombre de ses titres à la candidature ouvrière la lutte odieuse qu'il fit dans le Canadien et l'Evénement contre la Che.

un journal quontre ses attaques.

te pas en ce mola campagne pour centre ouvrier, d’être an-

tidien, l’Ar2san, Pour se défendre co OUS nous étonnons qu'il ne se van

ment de la part qu'il prit autrefois à

La

nexé à la cité de Québec.

se conténte Pour capte: Je suffrages des ou.

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