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vriers de Sainte-Marie de se montrer, lui, le ministre | enrichi et plein de morgue, tenant par la main ses deux fils qui sont des rototypes de insolentset
hargneux. Ce sont de petits ouvriers d'une espèct rare, ceux-là, et comme patrons, ils sont envers leurs employés d’une affabilité et d’une largesse dont per. sonne n'a encore songé à faire l'éloge.
Si Tarte eut cru que le parti 1 éral fut le moindrement en danger à cette élection-ci, soyez certains
ui aurait trouvé un mopen de lâcher M. Laurieret |
e lui faire le plus grand mal. 11 n'y a pas encore bien
longtemps, ne complotait.il pas secrètement avec M.
Chapleau? Que signifiait cela ?
Allez-vous, électeurs libéraux de Sainte-Marie, élire un homme qui, au premier signe de baisse dans le parti, se tournera et usera contre lui des moyens que lui aura fourni le haut poste occupé par lui ?
Soyez certains que tous les vrais libéraux ne lui feront pas l'honneur de lui donner un seul vote.
RER nt eee
Une rumeur qui arrive à la dernière heure est
répandue dans le quartier par maître Tarte, Il démissionnerait au lendemain de l'élection, si par hasard il était élu, pour faire place à M, Préfontaine.
N'en croyez rien ; s’il est élu, il se cramponneraà. Laurier Jusqu'au moment où il pourra le trahir sans.
danger, pour suivre la tactique qui. a toujours été la. de de conduite dé toute sa vie: LA TRAHISON.