CHAPITRE X
vré depuis quelque temps aui plaisirs , il a été assez heureux pour ne pas faire encore de dettes; personne ne pourra crier après lui. Son maître le regrettera sans doute , mais il ne sera pas en droit de le retenir ni de lui demander compte de son départ précipité.
Oui ; mais il n donné sa parole d'honneur de se trouver le soir au fatal rendez -vous. Sa parole d'honneur! avait-il le droit de la donner? Une parole donnée pour un crime pourrait-on la tenir sans un crime nouveau ? Il faut fuir et ne songer à rien autre chose.
Joseph vole à la diligence ; elle doit partir dans deux heures ; c'est plus qu'il n'en faut pour faire le paquet d'un ouvrier. En chemin il rencontre un de ses camarades de débauche.
a Où vas-tu donc si vite , Joseph ?
— Je vais par-là.
— A ce soir !.... »
Joseph ne répond rien ; c'est déjà trop d'avoir sur la conscience une promesse criminelle. Il ne soBge qu'à échapper à ce dangereux ami.
Le moment du départ est arrivé. Joseph se glisse par des rues peu fréquentées jusqu'au lieu où se trouve la diligence. En un clin-d'œil il est sur l'impériale ; les chevaux s'élancent au galop ; Joseph est sauvé.