‹ Joseph, ou, Le vertueux ouvrier: ou le vertueux ouvrierChapitre 73 sur 74 · CHAPITRE XXIIF · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIIF

d*uo père est muette en pareil cas , parce que son cœur desséché ne sait plus rien, ne dit plus rien. Le enfants sont là , tout autour, versant des Jarnaes, attendant , pour ainsi dire , comme un pain de vie , ces paroles qui ne sortent pas. On se demande : a A-t-il dit quelque chose ?a-t-il fait des recommandations? D Rien.

II y aurait pourtant bien à dire pour consoler les bons et toucher les méchants s'il s'en trouve dans la famille. On a vu quelquefois des enfants déréglés , convertis par un root de leur père mourant , et se souvenir toute leur vie de la promesse qu'une pieuse mère avait exigée d'eux sur son lit de douleur. Mais il faut, pour parler alors utilement, quelque chose de plus que ce que dicte la nature. La langage de la sagesse humaine peut être brillant alors : mais il est trop sec pour pouvoir laisser des traces profondes dans les âmes.

Joseph , heureusement inspiré par sa foi et par le souvenir du patriarche Jacob , auquel on aurait pu le comparer alors, donna à chacun de ses enfants un conseiJ particulier, qu'il scella d'un dernier baiser. Puis , pendant qu'on récitatif à genoux les prières de la recommandation de l'âme, il s'éteignit doucement en pressant sur ses lèvres l'image du Sauveur Jésus , et en murmurant ces belles paroles : « Ce qui me console et me remplit d'espérance, c'est que je vais être jugé par Celui qui est mort pour moi sur la croix , par cbldi qui nous regards rt nous

GARDB 9

Page 1