‹ Joseph Vernet et la peinture au XVIIIe siècleChapitre 207 sur 232 · FINANCES · texte numérisé non relu

FINANCES

àllGENT QUE j’AY PLACÉ.

* L’an \ 757 j’ay placé a l'hôtel Dieu de Marseille sous le titre de Saint- Jacque, le 19 février, la somme de dix mille livres a constitution de rente perpétuelle a quatre pour cent l’année; j’ay été payé de la rente de 400 liv. par an jusqu’au 19 février 1763. En 1765 l’hôpital de Marseille a manqué et les créanciers onts ettés réduits a perdre le quart de leurs capitaux et trois années d’arrérage; de sorte que je n’ay plus sur ledit hôpital que sept mille cinqs cent livres de capital, qui a 4 pour cent l’année font trois cents livres de rente; le 19 février 1768 on me devra deux années qui font six cents livres; M. Jean Gignoux, négociant A Marseille, est chargé de ma procuration pour recevoir mes rentes. Le 20 octobre j’ay envoyé à M. Jean Gignoux, frère de M. Jacques Gignoux, aussi négociant à Marseille demeurant rue du Thubaneau , mon contrat ou mon titre pour être enregistré audit hôpital selon le nouvel arrangement.

* En 1756 le 15 octobre j’ay pretté a M. Guibert sculpteur mon beaufrere mille livres , eu supposent que c’est M. l’abbé Monier d’Avignon qui luy prette, lequel a fait une reconnoissance chez M. Terris notaire apostolique a Avignon que cette somme m’apartient, on est convenu que M. Guibert payeroit tous les ans 60 liv. d'interest jusqu’à ce qu’il rende laditte somme; on a mis ce fort interest, pour l’engager a la rendre bientôt; d’ailleurs le produit de cette somme est destiné a faire du bien a ces parents ou aux miens qui peuvent en avoir besoin, car je n’ay jamais entendu garder cet interest pour moy.

* En 1759 le 11 septembre M. le marquis de Marigny me fit payer quatorze raille livres a compte de ce qu’il m'ettoit du par le Roy, en trois contracts sur les Aides et Gabelles de la ville de Paris, de ciuq mille livres chaque a l’interest de quatre pour cent, au lieu de trois contracts de 4000 liv. chaque qu’ils auroient dû etre au cinqs pourcent; ces contracts peuvent etre rembousez et payez argent content par le sort d’une lotterie, si aux tirages les n° desdits contrats sortent, et s’ils ne sortent pas dans l’espace de rente années, la ville vous rembource la somme des contracts au bout de ce terme; on paye les rentes tous les six mois c’est a dire au premier juin et au premier janvier de chaque année. L’autre contract de deux mille livres est sur les Etats de Bretaigue au cinq pour cent. On paye aussy tous les six mois comme cy-dessus

APPENDICE AU JOURNAL. **7

M. Lefevre payeur des rentes, rüe des Arcis est celuy qui me paye. Les 2000 liv. sur les Etats de Bretaigne sont payés a cinq pour cent sans retenue, ce qui fait 100 liv. par an; les retenues sur les aides et gabelles, soit 10* quittance et commission, fonts que je ne reçois par an sur les 3 contracls de 5000 liv. que 529 liv. 12 s.

* M. Peilhon m’a écrit le 20 décembre 1761 avoir reçù les six premiers mois 1761 de la rente que le Roi me fait sur trois contracts de 5000 hv. chaque a 4 pour cents, et qu'ayant payée par mon ordre a M. Guibert 140 liv. et a M. Vialy 45 liv. 12 s. de 295 liv. 7 s. qu’il a reçù, luy reste entre ses mains 109 liv. 15 s.

* Reçù de M. Peilhon le fils le 4 septembre 1762 sur l’argent qu'avoit M. son père 900 liv.

* Décembre 1762 M. Peilhon le fils m’a prêté 1200 liv.

* En 1765 le 30 aoust j’ay pris trois billets d’une lotterie de la Compagnies des Indes a trois cents livres le billet; j’en ay donné un a chaqu’un de mes enfants qui onts fait une société; celuy de ma fille est sorty au premier tirage et a gagné 150 liv. d’argent content , celuy de mon fils cadet est sorty au second tirage et a eu un lot de 3000 liv. Outre cela chaque billet porte vingts livres d’interest tous les ans; j’ay ajoutté trois autres mille livres a ceux que mon fils cadet a gagné, et j’ay donné un contract de deux mille livres en rente viagère a neuf pour cent à chaqu’un de mes enfants, ce qui leur fait une rente de 190 liv. par an, ce qui fait pour les trois 540 liv. payables de six mois en six mois, c’està-dire le premier avril et le premier octobre.

* L’an le j’ay achetté pour seize mille livres des effets royaux.

J’ay eu des papiers pour vingts mille livres. Ce sonts des coupons payables au Trésor Royal, au cinq pour cent l’année. On fait le payement le premier juillet; au tirage qu’on a fait en il m’est échus deux lots de sept cents livres dont j’ay reçù le montant en espèce, il faut donc déduire cette somme de celle de 20,000. Reste donc 18,600 liv. de coupons que j’ay sur le Trésor Royal sur quoy il faut déduire

* Le 9 février 1767 j’ay pris six actions de la caisse d’escompte établie par l’arret du conseil du 1er janvier 1767 pour lesquelles six actions j’ay payé a M. Dollé, caissier, six mille livres, nous avons tiré au sort dans ma famille, le n* 17619 m’est échu; 17620 et 17624 a ma femme; 17622 a mon fils ainé ; 17621 a mon fils cadet et 17623 a ma fille.

* Le 23 juillet 1767 j’ay été chez M. Perron nottaire, accompagné de M. Piquet, maitre clerc de M. Dutartre nottaire, et j’ay signé le contract de l’acquisition d’une maison de campagne que j’ay achetté de M. Sielve située à Ruel, rue de Marly, dont le prix convenû est 7000 liv. et 240 liv. d’épigles; je luy ay payé le meme jour 1262 liv. 10 S., sçavoir 240 liv. d’épigles, 1000 liv. sur le prix de laditte maison et 22 liv. 10 s. pour les interets de neufs mois a 4 et demy pour cent des six mille livres restant du prix de laditte maison, qu’il a demandé que je ne luy paya que dans un an d’aujourd’hui.

* En 1767 le 30 aoust j’ay pris six billets de quatre cents livres chaque d’une lotterie de la Compagnie des Indes; cette lotterie doit se tirer tous les ans le 15 au mois de janvier.

428 APPENDICE AU JOURNAL

* Le octobre 1767 j’ay pretté a mon frère François la somme de mille livres que j’ay remisa M. deMory, caissier général de laCompagnie des Indes, en le prient de les remettre a mon frere en luy disent que c’est luy qui les luy prette et de s’en faire faire une reconnoissance.

* Le 3 may 1768 j’ay payé a M. Chardin peintre du roi la somme de 625 liv. pour quinze mois de loyer de la maison qu’aucupe mon frere rüe Princesse faubourg Saint-Germain dont mon frère doit me tenir compte.

* Vers le 1769 j’ay pretté a mon frere 1200 liv. que j’ay fait

passer par les mains de M. de Mory caissier général de la Compagnie des Indes, comme si c’éttoit luy qui luy a pretté.

* Vers le 1769 j’ai vendù une maison que j’avois a Ruel 7000 liv. a mademoiselle Hebastier, elle m’a payé 3500 liv. et les interest, et les autres 3500 liv. onts étez employez sur les Etats de Bretaigne sur lesquels j’ay un contract de pareille somme.

ARGENT OÜE j’*Y PLACÉ ET DONT JE TIRE LE REVEND.

La ville ou comunoté de Marseille me fait une rente perpétuelle de 300 liv par an sur 7500 de capital a 4 pour cent payable tous les premiers may, fait le 25 septembre 1767 et c’est M. Jean Gignoux négociant a Marseille qui est chargé de ma procuration pour en retirer la rente tous les ans et me l’envoyer 300 1.

Les États de Bretagne me font une rente annuelle de 100 liv. sur un contra de 2000 liv. a 5 pour cent payable tous les premiers janvier et premier juillet 50 1. M. De Quevauviller, en place de M. Lefevre, payeur de rente, rüe des Arcis vis-à-vis le Singe vert, est chargé de me le payer sans retenue 100 1.

La ville de Paris ou les Aides et Gabelles me fait une rente héréditaire a 4 pour cent de 600 liv. par an sur trois contracta de 5000 liv. chaque payable de six en six mois, le 1er janvier et le 1er juillet 300 liv. M. Quevauviller à la place de M. Lefevre payeur de rente, est chargé de me la payer, et vû les retenues qu’il y a sur les Aides et Gabelles et les quittances, il ne me paye tous les six mois que 314 1. 16 s. entre la Bretagne et les Aides et Gabelles 629 1. 12 s.

La Compagnie des Indes pour trois contracta de deux mille livres chaque sur la tète de mes enfants en rente viagère a neuf pour cent sans retenüe 540 liv. par an qui se payent de six mois en six mois 270 liv. le 1er avril et le l«r octobre. . . 540 1.

Depuis on les a divisez en six contracts de 1000 liv. chaques trois payables le 1er avril et le l*r octobre et les trois autres payables le 1er janvier et le 1er juillet. C’est l’botel de ville de Paris qui est chargé d’en payer la rente, et c'est M. Quevauviller en place de M. Lefevre payeur de rentes qui les retire et me les paye.

La caisse des arrérages chez M. Blondel de Gagny depuis

APPENDICE AU JOURNAL. 429

le 1" janvier 1768 me fait une rente de 750 liv. sur le capital de 15000 en cinqs contracta de 3000 chaque a 5 pour cent sans retende payable de six mois en six mois le l«r janvier et le 1“ juillet 750 1.

Ce qui a été réduit au mois de 1770 a la moitié. . 375

M. Magon de Lalande trésorier général des Etats de Bretagne sur le capital de 3500 liv. doit me payer tous les ans 140 liv. de six mois en six mois 70 liv. sans autre retende. 140 1.

La somme de 17925 liv. en coupons de la 4* lotterie royale a ettée convertie en trois contracts en rente perpétuelle sur le Roy un de 6000 liv. n° 5204 a 3 pour cent portant 240 liv. de rente, un de 5300 liv. n° 5205 portant 212 liv. et un 6625 liv. n° 5206 portant 265 liv. les trois sommes faisent ensemble 717 liv. de rente, sur quoy il faut déduire le dixième et ne reste que 645 1.6 s.

Trois contracts en rente viagère sur la tête de mes trois enfants provenant d'une lotterie de la Compagnie des Indes du 13 octobre 1770, un de 50 liv. de rente et les deux autres de 40 liv. cbaques payables de six mois en six .mois au premier juillet et au premier janvier a compter depuis le premier juillet 1770, cela se paye actuellement à l’hôtel de ville de Paris, M. Quevauviller est chargé d’en retirer la rente et me la payer à la place de M. Lefevre 130 1.

Les premiers jours de janvier 1768 j’ay achetté des papiers de Nouette faits pour payer les deptes de la marine et des colonies j’en ay pris pour dix mille livres qui a 35 1/2 porte monts produit quinze mille livres au cinq pour cent l’année, et tous les ans j'ay espérance de gagner quelque lots au tirage qui ce fait au mois de janvier 750 1.

Le 24 janvier 1772 j’ay reçu du Bureau des hypoteques la somme de 1296 1. pour les arrerages de six mois depuis le 1" juillet 1771 jusqu’au 1« janvier 1772 sur 6 deniers d’interest que mon tils y a c’est a dire le droit de presence a six pour cent et l’interest de mon argent auasy a six pour cent avec déduction du dixième cet interest a été payé selon les époques des placements des fonds, 6000 liv. le 29 oetobre,

6000 liv. le 4 décembre et 28000 liv. le 10 décembre 1772 ce qui fait (par an) 4320 1.

* Par une lettre du 5 avril 1778 M. le comte d’Angivilier directeur général des bâtiments du Roy me marque que le Roy m’accorde une pension de cinq cent livres dont joüissois M. Adam sculpteur du Roy.

Par une lettre du 9 juin 1778 M. d’Angiviller me marque que a l’occation de la mort de M. Lemoyne le Roy vient de m’accorder une augmentation de pension de 400 liv. ce qui fait en tout neuf cent livres de pension que le Roy me fait sur les fonds des bâtiments.

Par une lettre de M. le comte d’Angiviller le 13 décembre 1779 il m’annonce que par la mort de M. Chardin le Roy m’accorde une augmentation de pension de 300 1. ce qui fait en tout 1200 1. de pension.

APPENDICE AU JOURNAL

Cette pension de 1200 liv. en trois époques, sur ces différentes époques les bâtiments me doivents jusques au premier octobre 1779 que me paye le Trésor Royal 1237 liv.

* Pour la cuisinière 150 liv. par an et 30 liv. d’étreines. 180 l. Pour la femme de chambre 150 1. par an et 24 d’étreiue. 174

Pour un laquais 150 liv. et 50 liv. d’etreines 200

Pour un laquais perruquier étreines et tout 300

Pour la blanchisseuse 600

Pour mon Dis Carie en maitres 600

Pour Emilie pour la maitresse d’ecole 80

Pour un perruquier pour Madame 72

Pour deux chambres que je loue 150

Pour la table 12 liv. par jour ou environ 4,320

En habbits environ 1,500

En voilures, spectacles, etc., environ 600

Pour étreines en differents endroits 800

En toiles et couleurs pour peindre environ 500

* Comptes de jeu.

5 juin 1768 au 9 juillet 1769. Perte 553 1. 4 s. — Gain 483 1. 10 s. 8 d. Le 26 avril 1770 je perdoit 655 liv. 5 s. depuis le 5 juin 1768.

Depuis le 5 juin 1768 jusqu’au 21 octobre 1770 je perdois 1807 1. 17 s. Depuis le 5 juin 17G8 jusqu’au 24 avril 1771 je perds 774 1. 05 s. Décembre 1773. Gagné en un au 2912 1. — Perdu en un an 2863 1. . . . 11 me reste de gain 49

* Dépences extraordinaires de 1781.

Donné a ma Dlle . .

Placé

Appartement

M. Lambert

Ma belle sçœur. . . .

A M. Aubert

Recettes de 1781.

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