JOSÉPHINE DE D E A H II A R N A IS
noblesse fut reconnue et enregistrée : ils s'y allièrent au mieux, fournirent plusieurs conseillers au Conseil souverain, et possédaient, en 1761, une certaine fortune qu'avait augmentée, à la dernière génération, un mariage avec une demoiselle Brown : mais Rose- Claire étant née le 27 août 1736, avait passé vingtcinq ans et n'avait point à se rendre difficile.
A ce mariage, célébré aux Trois-Ilets, n'assiste, il faut le remarquer, aucune des autorités de la colonie : ni gouverneur, ni intendant, ni lieutenant de Roi, ni conseillers au Conseil souverain. M. Tascher le père ne figure point dans l'acte — ce qui donne à croire ou, comme on le dit, qu'il avait accompagné en France M'"* Renaudin, ou qu'on ne jugeait point à propos de le montrer. — Les témoins, M. Ganteaume, commandant au quartier des Ïrois-Ilets; M. d'Audifrédy, capitaine de cavalerie; M. Girardin, ancien officier; M. Assier fils^ major de la compagnie des volontaires, sont des voisins tout proches, dont plus tard on retrouvera les noms.
Rien qui sorte de Torclinaire, quoique, à en croire certains témoignages, un des frères de la mariée soit membre du Conseil souverain, quoiqu'un cousin, M. Girardin de Montgérard, remplisse près du môme Conseil les fonctions de procureur général. Est-ce donc que la famille de Sannois voit de mauvais œil un tel mariage, que, hormis père et mère, nul n'y paraît?
Que l'aut-il encore penser des qualités données aux parties et n'en doit-on pas tirer quelque induction?