ACTE III, SCÈNE VI
IniUile, il ne viendrait pas et vous auriez tort do l'avertir de votre présence.
MAURICE
Que voulez-vous dire? 11 est fâché? On nous a brouillés?
Il n'est pas fâché, mais il vaut mieux qu'il apprenn(! votre visite par moi et demain, quand vous serez parti.
Que signifie tout cela?
^e m'en demandez pas davantage.
MAURICE
Pardon, ma chère Joujou, pardon, il s'agit de mon ])lus ancien et meilleur ami, et il me faut une explicalion; si vous me la refusez, Hubert no me la refusera pas. Clioisissez.
Eh bien, alors, je préfère vous la donner moi-même, au fond, il n'est pas mauvais que vous sachiez... Hubert Le Certier vient de me demander d'être sa femme.
MAURICE
Oh!
En ce moment, il attend ma réponse.
MAURICE
C'est vrai?
Très vrai! Comme d'autre part, il n'ignore pas que je vous... il s'est aperçu de certaines choses, je pense qu'il lui serait pénible de vous savoir auprès de moi.
Joujou, si vous n'avez jamais vu un homme ahuri, voici une occasion ; notre oncle a demandé votre main ! Vous allez la lui accorder?
Oui... je pense...
MAURICE
Je vous en félicite, Hubert est la nature la plus fine et la plus chic qui soit... Vous l'aimez?
Non.
MAURICE
Vous lui avez dit que vous ne l'aimiez pas?