ACTE PREMIER, SCENE VI
GERMAINE
Jolie excursion !
JOUJOU f.
Je l'ai lu une fois, deux fois et je me suis endormie d'un bon petit sommeil qui durerait encore si Max ne lavait interrompu en me disant : u Ma pauvre Joujou, je vous demande pardon de cette grotesque aventure, la machine est enfin réparée. — Ah I eh bien nous repartons ? en route I — C'est qu'il n'est pas loin de six heures et, si nous voulons être prêts pour le dîner, il faudrait songer au retour. » Alors, nous voici.
GERMAINE
De quoi te plains-tu? C'est du sport.
LE CERTIER
Croyez, ma petite Joujou, que, pour ma part, je compatis bien sincèrement.
JOTUOU
Vous nous quittez, notre oncle ?
LE CERTIER
Je m'arrache avec peine; mais l'heure du tub froid...
MAtJRICE
A sonné?
LE CERTIER
Va sonner.
30 JOIJOU
MAURICE
Dépêche-toi!... ne fais pas attendre ton valet de chambre.
Va, mon gros, va ! C'est moi qui h\ pousserai ta petite voiture... Aux dames.; A lOUt à Thcure 1 (Exit.)
JOUJOU ET GERMAINE, criant.
A tout à l'heure, notre oncle!... Bon tub ! Bonne réaction !
MAURICE, criant.
Enveloppe-toi bien ! (Aux dames.) Dites donc, mes enfants, si vous montiez vous habiller aussi; ce serait si beau de nous mettre une fois à table exactement.
Oli ! moi, j'ai bien gagné une demi-heure dans le rocking! Et puis, je suis toujours prête avant tout le monde.
MAURICE
Alors, vous Germaine, qui mettez deux: ans à changer de robe...
GERMAINE
Oui, mon bon vieux, oui, ne ronchonnez pas. On y va.