‹ JoujouxChapitre 21 sur 111 · ACTE PREMIER, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCÈNE VIII

MAURICE

Si, si, je m'en doute! vous ne parlez que d'aller la ^joindre.-

C'est assez naturel.

MAURICE

Pardon, une question. Madame votre mère se plaît la campagne?

Elle s'y plaît surtout quand elle a sa fille auprès elle.

MAURICE

Laissons-là les nuances : elle se plaît à la campagne moi je m'y assomme.

Ce n'est vraiment pas la faute de maman !

MAURICE

Ni la mienne. La santé de ma femme rend cette vilgiature indispensable, alors, je me sacrifie.

C'est beau !

MAURICE

Oui, c'est beau, car la vie de château me dégoûte;

elle me dégoûte même à un point tel que sans votre présence et nos causeries et nos blagues je me demande comment je l'endurerais.

Je suis bien tranquille, vous devez avoir dans le pays quelque intrigue qui vous occupera abondamment après mon départ.

MAURICE

Ah ! par exemple, je vous jure que non !

Sur quoi?

MAURICE

Sur n'importe quoi, sur l'honneur.

Vous m'étonnez!

MAURICE

Comme si je ne vous racontais pas tout !... D'abord, avec qui une intrigue?

Avec quelque châtelaine des environs.

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